Category Archives: Santé

NON, les vaccins arrivés au Cameroun le dimanche 28 juin 2020 ne sont pas des vaccins anti Covid-19 mais ceux contre la fièvre jaune, la tuberculose et la poliomyélite

Depuis ce lundi 29 juin 2020, une information a inondé les réseaux sociaux et la messagerie WhatsApp faisant état de ce que le Cameroun aurait réceptionné des vaccins contre la Covid-19. Stopintox a vérifié. La réponse est NON.

Sur la première capture, on peut lire qu’une cargaison de vaccin Sanofi contre le Coronavirus est arrivée au #Cameroun. Sur la seconde capture, on fait savoir qu’il s’agit d’une phase de test et que ceux qui ne prendront pas ce vaccin ne seront pas admis à rentrer au sein de l’union européenne.

L’image qui circule et sur laquelle on peut voir des cartons estampillés Sanofi Pasteur-Unicef est pourtant réelle mais les informations qui l’accompagnent sont fausses.  

Il s’agit en effet des images de l’arrivée au Cameroun le dimanche 28 juin 2020 de vaccins contre la fièvre jaune, la tuberculose et la poliomyélite. C’est ce que fait savoir le bureau de l’Unicef au Cameroun ce même dimanche. Sur la page Facebook de l’organisation, on peut lire que ces vaccins sont destinés au Programme élargi de vaccination (PEV), et ont été acheminés grâce à l’appui de l’Unicef.

Message de l’Unicef Cameroun posté sur la page Facebook de l’organisation dimanche 28 juin à 15h

Contacté par Stopintox via le service d’information de l’Unicef au Cameroun, Jacques Boyer, le Représentant résident de l’organisation confirme que « Ces vaccins contre la fièvre jaune, la tuberculose et la poliomyélite ont été achetés par le MINSANTE (Ministère de la Santé Publique, NDLR) pour le Programme Elargi de vaccination. L’UNICEF a apporté un appui pour leur acheminement».

Jacques Boyer de poursuivre en précisant « Bien que nous n’ayons pas encore de vaccin contre le coronavirus, nous sommes en mesure de prévenir d’autres maladies graves telles que la tuberculose, la fièvre jaune ou la poliomyélite. Les vaccins sauvent des millions de vies chaque année. La covid-19 ne doit pas être un obstacle à la vaccination des enfants. Nous devons absolument empêcher que les interventions sanitaires qui sauvent des vies soient mises de côté alors que nous luttons contre la COVID-19. Ces vaccins vont servir à des immunisations de routine ».

Sur les quantités de vaccins reçues, l’Unicef fait savoir que pour le cas du  PV-Polio, il s’agit de 361 800 doses, 230 000 doses pour la fièvre jaune et 861 200 doses pour le BCG.

En ce qui concerne les tests de vaccin contre la Covid-19 en Afrique, le premier essai sur le continent d’un vaccin contre ce virus a eu lieu à Soweto et n’a démarré que le mercredi 24 juin 2020. Il a été développé par l’université d’Oxford et a déjà été testé sur 4.000 personnes dans le monde. Au total, 2.000 Sud-Africains vont participer à l’essai ainsi que 4.000 personnes aux Etats-Unis. L’Afrique du Sud, pays le plus touché du continent compte 106.000 infections et plus de 2.000 morts.

Pour ce qui est de l’avancée de la recherche sur le vaccin anti Covid-19, la célèbre revue scientifique The Lancet a annoncé, il y’a un mois tout juste, qu’un premier vaccin venait de faire ses preuves sur l’homme. Ce vaccin à vecteur Ad5 a été testé chez 108 adultes en bonne santé âgés de 18 à 60 ans non infectés par le SRAS-CoV-2. Les résultats semblent prometteurs et le vaccin va entrer en phase 2 de test. On est donc encore loin de la mise à la disposition du grand public d’un quelconque vaccin. Actuellement, plus de 100 vaccins candidats COVID-19 sont en cours de développement dans le monde.

Vous avez des doutes sur une information qui circule? nous vérifions pour vous. Envoyez nous un message sur WhatsApp http://wa.me/237680009488

NON, l’Oms n’a pas encore validé le Covid-Organics

Après un échange téléphonique entre le président malgache Andry Rajoelina et le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) mercredi 20 mai 2020, les commentaires de certains internautes vont dans tous les sens. Certains ont conclu à la validation par le gendarme mondial de la Santé, du Covid-Organics, le remède malgache proposé contre la Covid-19.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: NON

Sur son compte Twitter peu après l’échange téléphonique, Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’Oms a fait savoir que la discussion avec le président malgache s’est articulée sur la façon de travailler ensemble sur la recherche et le développement thérapeutiques. Il relève également qu’ils ont convenu que la solidarité est la clé pour lutter contre la pandémie et assurer la sécurité du monde. Sans plus.

Sur son compte Twitter, le président Rajoelina apporte un peu plus de détails sur le contenu des échanges. Il note que l’Oms signera un accord de confidentialité sur la formulation du Covid-Organics et appuiera les processus d’observations cliniques en Afrique.

Les deux sorties en ligne ont totalisé près de 800 Retweets pour 2700 Likes et une pléthore de commentaires. A lire les interventions des uns et des autres sur les différentes plateformes des réseaux sociaux, la confusion règne dans les esprits. Des interrogations et interprétations fusent sur le contenu de cet échange et la position réelle de l’Oms.

Capture d’écran d’un compte Twitter annonçant une validation de Covid-Organics par l’Oms

Après une petite recherche avec « Andry Rajoelina » comme mot clé, la séquence de l’appel en vidéoconférence entre les deux dirigeants a été retrouvée sur la page Facebook du président malgache. L’échange téléphonique entre Tedros Adhanom Ghebreyesus et le président Rajoelina dure près de dix minutes.

D’entrée de jeu, le directeur de l’Oms a félicité le chef de l’Etat malgache pour son engagement dans le domaine de la santé, son implication dans l’éradication de la rougeole sur l’île l’année dernière notamment. Il a de suite demandé la situation de la Covid-19 à Madagascar.

« Je serai heureux de travailler avec vous de toutes les manières possibles », a indiqué Dr. Tedros.

A Rajoelina de rappeler que Madagascar a élaboré un protocole de traitement, un protocole d’observation clinique et un protocole d’essais cliniques. Le pays a ainsi d’abord utilisé le traitement associant la chloroquine à l’azithromycine. Mais des effets indésirables sur les patients traités par ce protocole et un risque potentiel de toxicité ont été relevés. Les chercheurs ont alors exploré d’autres voies et moyens pour faire face à cette pandémie. Le Covid-Organics est ainsi né.

Accord de non divulgation

«Nous avons utilisé de l’artemisia ainsi que d’autres plantes médicinales malgaches. Nous proposons actuellement un troisième protocole, un essai clinique associant deux médicaments injectables. Nous avons échangé avec des chercheurs de l’Océan indien et des chercheurs aux Etats Unis »,

a relevé Rajoelina.

Capture d’écran échange en vidéoconférence entre le Dg de l’Oms et le président malgache

Et de poursuivre qu’« en réponse à cette invitation de l’OMS, nous acceptons de proposer le Covid-Organics et l’association des deux médicaments injectables en tant que médicament candidat dans le cadre d’une solidarité trial sous réserve de l’adoption  d’un accord de non divulgation sous la formulation d’abord du Covid-Organics que nous proposons actuellement ».   

L’Oms a répondu que l’accord de non divulgation pour le Covid-Organics sera signé et gardé confidentiel. Et au directeur de l’institution de rappeler qu’il existe une unité de médecine traditionnelle à l’Oms qui peut être impliquée pour aider Madagascar qui s’en sort déjà très bien, comparé à d’autres pays.

« Elle peut travailler avec vous pour vous aider à affiner les protocoles et vous aidez pour que vous réussissez les essais cliniques liés à cela. Vous aider qu’ils soient aussi scientifiques que possible pour que quand les résultats sortent, ils soient acceptables à l’échelle mondiale », a expliqué le DG de l’Oms.

Dr Tedros a demandé que les scientifiques malgaches soient mis en relation avec ceux de l’Oms pour qu’ils commencent à travailler. Ce n’est donc qu’après toutes ces étapes que l’Oms pourra émettre des recommandations sur le Covid-Organics qui n’a jusqu’ici pas été validé, tel que le confirme la cellule de communication de Oms Cameroun.

 « L’Oms n’a pas validé le Covid-Organic et ne l’a jamais recommandé ; mais l’Oms s’est proposée d’accompagner Madagascar dans l’étude clinique afin d’avoir des preuves scientifiques sur l’efficacité de ce produit », a indiqué à Stopintox la représentation de l’Oms au Cameroun, qui invite les internautes à apprendre davantage sur le processus de l’étude clinique.

Il y a quelques semaines encore, l’Oms prévenait les dirigeants de ne pas promouvoir sans tests scientifiques le Covid-Organics comme remède contre le Coronavirus. La mise en garde avait été faite par le Dr Matshidiso Moeti, responsable de l’Oms pour l’Afrique.

OUI, l’OMS a ordonné la suspension temporaire des essais cliniques sur la chloroquine

Un message circulant sur la messagerie WathsApp lundi 25 mai 2020 et attribué à un médecin camerounais faisait savoir que L’OMS suspend les “essais cliniques” sur la Chloroquine. Stopintox a été sollicité pour savoir si le médecin était à l’origine du message et si l’information était fondée.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est OUI .

Le message signé Dr Etoa qui circule informe de ce que « L’OMS suspend les “essais cliniques” sur la Chloroquine après la publication d’une étude qui met en garde contre la possible nocivité de ce traitement sur les patients atteints du coronavirus. Retour à la case départ. ». Contacté par Stopintox, le Dr Roger Etoa confirme que le message est bien de lui.

L’Organisation mondiale de la santé a en effet annoncé qu’elle suspendait temporairement les essais cliniques sur la Chloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution. Ces essais cliniques lancés il y a plus de deux mois, étaient baptisés “Solidarité” et portaient notamment sur l’Hydroxychloroquine, dans le but de trouver un traitement efficace contre la Covid-19. Ces essais seront suspendus le temps que “les données” recueillies par les essais Solidarité soient examinées. Cette annonce a été faite le 25 mai lors  d’un point d’information sur le coronavirus..

A en croire Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, cette décision fait suite à la publication d’une récente étude jugeant inefficace, voire néfaste le recours à la Chloroquine ou à ses dérivés comme l’Hydroxychloroquine contre la Covid-19. Selon cette étude parue vendredi dans la revue médicale The Lancet , la plus large réalisée à ce jour sur ces molécules, la Chloroquine et l’Hydroxychloroquine ne sont pas efficaces contre le coronavirus. Pire, elles augmentent le risque de décès et d’arythmie cardiaque.

671 Hôpitaux concernés sur les 7 continents

Les quatre chercheurs britanniques à l’origine de l’étude, ont examiné 96 032 dossiers médicaux émanant de 671 hôpitaux sur les six continents, avant de conclure que cette molécule ne permettait pas de soigner les malades du Covid-19. L’étude révèle que chez les patients ayant reçu des soins standards, le taux de mortalité est de 9,3%. Un chiffre qui grimpe à 16,4% pour les patients traités à base de chloroquine et à 23,8% pour ceux ayant reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine et d’antibiotiques.

« Une étude foireuse faite avec le big data »

“Cette étude est très bonne parce qu’elle est absolument gigantesque (…). Ça amène une pierre angulaire au problème mais ça ne répond pas de manière extrapolable à l’ensemble de la population. Tant qu’une étude prospective randomisée ne sera pas faite, on n’aura pas vraiment la réponse”,

regrette Milou-Daniel Drici, le responsable du Centre régional de pharmacovigilance de Nice en France, interrogé samedi 23 mai par franceinfo.

Lundi 25 mai, le principal défenseur de la chloroquine, le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée-Infection, à Marseille, s’est exprimé sur YouTube pour défendre son protocole. Dénonçant “une étude foireuse faite à base de big data”. Le professeur Didier Raoult persiste et signe :

“Je ne sais pas si ailleurs l’Hydroxychloroquine tue, mais ici elle sauve des vies. (…) Ne croyez pas que je vais changer d’avis parce que des gens font du big data, fantaisie complètement délirante qui prend des données dont on ne connaît pas la qualité et qui mélange tout. La réalité est tordue [dans cette étude] d’une telle manière que ce qui est rapporté n’a plus rien à voir avec la réalité observable”,

poursuit l’infectiologue et professeur de microbiologie.

L’Hydroxychloroquine, dérivée de la Chloroquine est prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. La molécule connaît une notoriété inédite depuis que le professeur Didier Raoult a relayé une étude chinoise, affirmant que le phosphate de chloroquine montrait selon lui des signes d’efficacité chez des personnes atteintes de la Covid-19.

Si en France l’Agence du médicament “souhaite suspendre” les essais cliniques avec l’Hydroxychloroquine, au Brésil par contre, le président Jair Bolsonaro est convaincu de son efficacité, à tel point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

OUI, le président tanzanien dit avoir décelé de faux tests de Covid-19 dans le matériel de laboratoire acquis sous forme de don

La toile a été inondée il y a quelques jours de messages des internautes indiquant que des tests de Covid-19 offerts sous forme de dons en Tanzanie étaient douteux. Nous avons vérifié. La réponse est: OUI

Le Président tanzanien John Magufuli croit avoir vu clair dans le “jeu malsain” des occidentaux à propos du coronavirus. Dans un discours à la nation, John Magufuli dit avoir discrètement fait des tests sur des objets aussi divers qu’un fruit du jacquier, une papaye, ou une chèvre et qu’ils ont tous été testés positifs à la Covid-19. Trois choses qui n’ont jamais été liées au virus dans le passé. Une preuve selon lui que les résultats des tests de coronavirus sont programmés pour détecter de nouveaux cas.

Un internaute fait signe à stopintox de vérifier

 « Il est possible qu’il y ait des erreurs techniques ou que les réactifs importés aient des problèmes. Il est également probable que les techniciens soient payés pour induire en erreur. (…) L’équipement ou les personnes peuvent être compromis et parfois cela peut être du sabotage »,

avait-il déclaré dans un discours en swahili retransmis par la télévision publique TBC.

Après avoir obtenu les résultats positifs des échantillons non humains, le chef de l’Etat tanzanien a suspendu le directeur et le responsable des tests du laboratoire national de santé, au lendemain de sa déclaration. Il a aussi annoncé que la police enquêterait sur les kits de test, dont l’origine est inconnue.

Faux tests

Les faux tests décelés en Tanzanie suggèrent selon le chef de l’Etat que les chiffres publiés sur le nombre d’infections dans ce pays d’Afrique de l’Est pourraient ne pas être exacts. Le gouvernement n’a plus communiqué de résultats depuis son discours du 29 avril dernier qui reste à 480 cas pour 17 décès. John Magufuli s’étant plaint que le gouvernement n’attise la panique en publiant ces chiffres.

Les tests de détection au Coronavirus sont au cœur de nombreuses controverses ces derniers jours.

C’est le cas à Madagascar où les résultats des tests effectués par l’institut Pasteur la semaine du 4 mai ont été contestés par le gouvernement qui a diligenté une enquête. Le gouvernement malgache trouvait les 67 cas déclarés positifs en 24h invraisemblables. L’enquête lui donnera raison puisque dans un article le 13 mai 2020, RFI fait savoir que l’institut Pasteur reconnait des dysfonctionnements dans l’analyse des tests Covid-19 transmis aux autorités malgaches le 6 mai. On est passé de 67 cas alors déclarés positifs à 5. Dans cet article on peut lire que :

« L’institut admet aujourd’hui que des échantillons sains ont pu être accidentellement contaminées, mais sans que l’on sache à quel moment. Avant ou après leur arrivée à l’institut »

Quelques semaines avant, le journal Britannique The Telegraph, annonçait que les tests du Coronavirus au Royaume-Uni ont été retardés après que des kits se sont avérés contaminés par la Covid-19. Des composants clés commandés à l’étranger pour les tests se sont révélés contenir des traces du SARS-Cov-2.

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Oui, le président de la section ojrdpc, Vina-Nord Mbe a écrit à Penda Ekoka pour demander des kits pour la lutte contre la covid-19

La lettre 0001/2020/L/OJRDPC/S-VINA-NORD-MBE signée de Bangawa Maïgari Christophe le 13 mai 2020, a fait le tour des réseaux sociaux notamment Facebook, Twitter et WhatsApp créant au passage polémique et suspicion. Est-elle fondée ? Stop intox a vérifié. La réponse est OUI

Lettre de Bangawa Maïgari Christophe à Penda Ekoka

La lettre avec pour objet demande de kit pour la lutte contre la Covid-19 dans l’arrondissement de Mbe est adressé à monsieur Penda Ekoko Christian, président de l’opération Survie Cameroon Survival initiative – SCSI basée à  Yaoundé. Elle survient au moment où les leaders de cette initiative font l’objet d’une arrestation pour avoir distribué des kits pour la lutte contre la Covid-19 avec une association qui n’est pas autorisée.

Nous avons essayé de contacter les numéros mentionnés dans la lettre. Le numéro de l’opérateur MTN Cameroun est identifié au nom d’une dame, le numéro orange quant-à lui est bien identifié au nom de Bangawa Maïgari Christophe.

Joint à ce numéro, Christophe Bangawa assume la paternité dudit document. Pour lui, le pays est en face d’une guerre et il faut mettre à contribution toutes les initiatives. Ils ne sont pas là pour défier le gouvernement mais prendre toutes les mesures pour protéger les populations qui vivent déjà dans la précarité.

Il ajoute qu’il reste constant. Il confirme avoir bel et bien adressé une lettre de démission de son poste de président OJRDPC  avant d’être rappelé au sein du parti.

Lettre de démission adressée en février 2020

Bangawa Maïgari Christophe indique qu’il est conseiller municipal de la mairie de Mbe et c’est à ce titre qu’il sollicite 2000 caches-nez, 1000 tubes de solutions hydro alcoolique de 250 ml et 50 seaux avec robinet pour lavage des mains de la part de Survie Cameroon Survival initiative qui, pour lui, n’a été interdit ni par le président national du RDPC ni par le Secrétaire général dudit parti.

NON, Kledavid n’est pas le nom du médicament de Mgr Samuel Kleda contre la Covid19

Plusieurs publications depuis deux semaines font savoir que Kledavid est le nom du médicament de Mgr Kleda contre la Covid-19. Stopintox a vérifié. La réponse est: NON

Quelques publications présentant Kledavid comme nom du médicament

La répondu de Lazare Kolyang est sans équivoque. « C’est une fake news ». Joint au téléphone ce lundi 18 mai au matin vers 9h, le Chef de Cabinet de l’Administrateur Général de l’Institut Universitaire Catholique Saint Jérôme de Douala fait savoir qu’il ne s’agit que d’un nom sorti tout droit de l’imagination des internautes. Après avoir promis de donner une communication officielle à cet effet aux environs de 12h, Lazare Kolyang a effectivement publié une mise au point vers 10h ce lundi 18 mai 2020.

Mise au point publiée le lundi 18 mai 2020 via Facebook.

Dans un récent reportage, la web tv Télé’Asu faisait  savoir que le nom provisoire choisi est MSK 1 et MSK 2. Ceci en attendant qu’un nom soit définitivement trouvé à ce traitement que propose l’archevêque de Douala pour venir à bout de la Covid-19.

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OUI, une étude récente a identifié la Covid-19 dans du sperme, mais d’autres tests sont nécessaires pour savoir si c’est une maladie sexuellement transmissible

La Covid-19 peut-elle être présente dans le sperme? La réponse est OUI. Mais il faudra attendre d’autres tests pour savoir si la maladie est sexuellement transmissible.

Le coronavirus n’a pas encore livré tous ses secrets notamment sur le mode de transmission.  En avril, une étude américano-chinoise effectuée sur 34 hommes et publiée dans la revue Fertility and Sterility faisait savoir qu’aucune trace de Covid-19 n’avait été trouvée dans le sperme.

En ce mois de mai, une autre étude affirme le contraire. Le test a été effectuée par des chercheurs de Pékin sur des échantillons de sperme prélevés aux mois de janvier et février derniers sur 38 hommes testés positifs au Covid-19 à l’hôpital de Shangqiu, dans la province du Henan, au nord-est de la Chine. Ces chercheurs affirment avoir détecté le virus dans le sperme de plusieurs personnes infectées. Ce qui remet au goût du jour la possibilité d’une transmission de la maladie par voie sexuelle.

Selon cette étude publiée le jeudi 7 mai par la revue scientifique américaine Journal of American Medical Association, 16% de ces personnes, soit six patients sur les 38 testés ont vu leur sperme testé positif au Covid-19, y compris deux malades considérés comme en rémission.

Le Coronavirus peut-elle dans ce cas être considéré comme une maladie sexuellement transmissible? Les auteurs de la recherche estiment eux même que le très faible nombre d’échantillons testés dans l’étude, limite sa portée. D’où la nécessité pour ces scientifiques de réaliser des études encore plus poussées et sur des échantillons beaucoup plus représentatifs pour mieux comprendre la durée de vie du virus dans le sperme et les conditions de sa transmission.

Selon le Los Angeles Times, aucun suivi n’a été fait par ces chercheurs sur les patients concernés par l’étude. Chose qui ne permet pas à ces derniers de savoir combien de temps le virus est resté dans le sperme, ni s’il a pu être transmis à un partenaire sexuel.

Quoi qu’il en soit, le Sars-Cov-2 n’a pour l’heure pas encore révélé tous ses secrets. Des informations issues de précédentes recherches révélaient que le virus est transmissible par des sécrétions projetées par la personne atteinte. Des traces du Covid-19 ont déjà été détectées dans la salive, l’urine ou encore les selles, et maintenant dans le sperme.

NON, Monseigneur Samuel Kléda n’a pas dévoilé la composition de son remède contre le Coronavirus

Un message abondamment partagé sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter et WhatsApp notamment indique que l’archevêque métropolitain a livré la recette de sa potion contre le Covid-19.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: NON

Le post viral ayant obtenu 12 000 Partages et plus de 1 500 commentaires

La publication sur un compte Facebook a enregistré plus de 12 000 partages et généré près de 2000 commentaires en moins de 24 heures. Le post mis en ligne le dimanche 03 mai 2020 cite entre autres ingrédients qui rentreraient dans cette potion tant recherchée : les racines de papaye, la citronnelle, le citron ou encore l’ail. Une photo de l’archevêque est associée à ladite publication.  Mais il n’en est rien.

Après ce post devenu viral sur Facebook et dans différents groupes WhatsApp, un premier démenti a été enregistré sur la toile. Lazare Kolyang, en service à l’archevêché de Douala, a indiqué dans une publication tard dans la nuit de dimanche, que Mgr Samuel Kléda dément formellement cette information faisant état du mélange fait à base de produits naturels qui rentreraient dans la composition de son traitement. « Je l’ai si bien rappelé lors du point de presse que j’ai eu avec les journalistes. Il n’est pas question de donner une quelconque recette au public. Il ne faut pas que les populations s’empoisonnent », peut on lire dans le post de Lazare Kolyang rapportant les propos de l’Archevêque.

Démenti publié tard dans la nuit de dimanche

Rendu à l’archevêché de Douala le lundi 04 mai 2020 autour de 11 h pour recueillir une déclaration de Mgr Samuel Kléda sur le sujet, le vigile en faction à la guérite a indiqué à Stopintox que « l’archevêque a dit qu’il ne parle plus à la presse », apprend-on. Une décision, dit-on, intervenue après son dernier point de presse avec les médias le 29 avril.

Une autre démarche engagée simultanément auprès de confrères journalistes a permis d’avoir une issue favorable confirmant le démenti cité plus haut. C’est Patrick Christian Ndobo en service à la chaine de télévision privée Canal 2 International qui nous ouvre une brèche. Le journaliste a pu joindre Mgr Samuel Kléda par messagerie pour solliciter « un démenti sur les nouvelles diffusées dans les réseaux sociaux au sujet de votre solution ». A cette requête du journaliste, l’archevêque a répondu : « Vous pouvez le faire pour le bien des personnes malades ». Mgr Samuel Kléda permet donc ainsi à Stopintox, de relayer son démenti par le truchement de notre confrère.

NON, le matériel commandé par le PNUD n’a rien à voir avec le don du chef de l’Etat aux populations

Un débat anime les réseaux sociaux au Cameroun sur la question de savoir si le matériel commandé sous l’initiative du Programme des nations unies pour le développement, PNUD, et le don annoncé de Paul Biya sont liés. La réponse est: NON

Contacté ce 21 avril 2020 par stopintox, FAJONG Joseph LEREH du service de l’information du PNUD est catégorique : « Il s’agit de deux choses tout à fait différentes ». M Fajong nous renvoie au communiqué de presse publié par l’institution le 15 avril 2020.

Communiqué de presse du PNUD Cameroun du 15 avril 2020

Lequel stipule clairement que « Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Cameroun, en partenariat avec la Banque mondiale et le Fonds mondial, soutient le ministère de la Santé par la fourniture du matériel médical d’urgence d’une valeur de 3,9 millions de dollars ». Dans un tweet publié deux jours plutôt, la signature de l’agrément de financement était rendue publique. Le PNUD faisait savoir que la banque mondiale participe à hauteur de 2,3 millions de dollars soit environ 1 milliard 400 millions de FCFA et le fonds mondial pour 1,7 millions de dollars soit 1 milliard 29 millions de FCFA.

Tweet du PNUD Cameroun datant du 13 avril 2020

« Il ne s’agit donc en aucun cas du don présidentiel » précise le PNUD qui ajoute que son matériel arrivé à Douala au Cameroun le 17 avril 2020 en provenance de la Chine a été commandé bien avant que la décision du don présidentiel ne soit publiée. Ce que confirme d’ailleurs le ministère de l’administration territoriale qui fait savoir que les deux actions n’ont aucun lien.

Le malentendu est né d’une part de la concomitance des deux opérations et d’autres parts des montants assez proches notamment 2 milliards de FCFA pour Paul Biya et 2,3 milliards de FCFA pour le PNUD et ses partenaires.

En effet, trois jours après l’arrivée de la première cargaison de la commande du PNUD, le ministre de l’administration territoriale publie un communiqué le 20 avril 2020 dans lequel il annonce que le chef de l’Etat fait un don en matériels de près de 2 milliards de FCFA.

Les deux listes sont distinctes à bien des égards. La liste du matériel commandé par le PNUD comprend essentiellement du matériel médical alors que celle du président de la République comprend en plus de ce matériel médical des seaux et autres savons.

Si les deux opérations sont distinctes, qu’en est-il du don du chef de l’Etat ? La liste comprend des kits de tests rapides et des appareils d’assistance respiratoires qu’on ne trouve pas au Cameroun. Contactée pour plus de détails, le chef par intérim de la cellule de communication au ministère de l’administration territoriale, Juliette Mbella, fait savoir que « les respirateurs et autres matériels médicaux viendront de Chine et de Corée. Ils ne sont pas encore disponibles et le plus gros de la distribution ne se fera qu’une fois la commande arrivée au Cameroun? C’est pourquoi le ministre donne un délai de 10 jours dans son communiqué pour la distribution du matériel». Et d’ajouter que le ministre de l’administration territoriale  va se déplacer avec l’ambassadrice de Corée pour réceptionner le matériel une fois qu’il sera là ».

OUI, un bus transportant un cas suspect de Covid19 a été stoppé à Meiganga et conduit à Yaoundé

Le soir du lundi 6 avril 2020 une information selon laquelle un bus aurait été stoppé à Meiganga par les autorités locales après avoir appris qu’un voyageur soupçonné d’être atteint de Covid19 s’y trouvait est vraie.

Images du bus en arrêt

Sur certaines images, on peut apercevoir un bus de l’agence Touristique Express, des passagers et des autorités tout autour ainsi que des personnels de santé habillés en combinaison de protection. Le Préfet du département du Mbéré Nouhou Bello a fait une déclaration au micro du média public, la CRTV le 7 avril 2020 dans laquelle il fait savoir qu’il a fait stopper le véhicule après avoir été informé de ce qu’une personne suspectée de Covid19 se trouvait dans un bus de l’agence Touristique express en provenance de Douala. « Nous avons demandé que le bus soit immobilisé à Nandeke à l’entrée de Meiganga » précise-t-il.   

Nouhou Bello affirme qu’après avoir informé les passagers de ce cas suspect, le bus a été désinfecté ainsi que les occupants avec le concours des autorités sanitaires.  Le bus a ensuite été conduit à Yaoundé pour que les passagers soient testés. Le préfet de préciser que « Les passagers devraient être prise en charge par la cellule de prise en charge de la lutte contre le coronavirus ». Il rappelle par ailleurs que son unité administrative ne dispose d’aucun moyen ni pour tester les cas suspects de Covid19 encore moins d’espace ou de compétence pour mettre en isolation ceux qui pourraient avoir besoin de quarantaine.

Les passagers sont logés dans deux hôtels de la ville de Yaoundé afin que les vérifications d’usage soient effectuées. Précise le préfet du Mbéré.

 

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