Author Archives: Mathias Mouende

Non, le Cameroun n’a pas présenté la moitié des effectifs des candidats africains en Médecine au Cames 2020

Dans l’émission «Canal Presse» sur la télévision Canal 2 international, le politologue Aboya Manasse a déclaré que le Cameroun représentait à lui seul la moitié des candidats de toute l’Afrique à ce 20e concours d’agrégation.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : NON

Dans l’émission Canal Presse du 08 novembre 2020, le Prof Aboya Manasse, un des panélistes, a été interrogé sur le regard qu’il portait en tant que politologue sur le renouveau, 38 ans après. L’enseignant d’université a indiqué d’entrée de jeu qu’ «On parle d’un projet de société qui correspond à l’accession du président Paul Biya au pouvoir le 06 novembre 1982 ».

Dans son argumentaire, il a relevé plus loin que le Cameroun est une grande puissance en matière d’enseignement supérieur. Dès la 49ème minute de l’émission consultable sur la page Youtube de Canal 2 international (plus de 37 000 vues en date du 17 novembre 2020), le politologue a ainsi déclaré que :

«Le concours d’agrégation qui est en train de se passer en Médecine au Congo Brazzaville, le Cameroun à lui seul a la moitié des candidats de toute l’Afrique. C’est un exploit ».

Cette déclaration qui n’est pas exacte a tout de suite provoqué l’indignation de certains internautes. Dans un tweet le 14 novembre, un médecin a posté le segment de la vidéo de l’émission en question en s’interrogeant : « Mais qu’est-ce que c’est faux ! Qui est ce menteur ? ». Ce segment de vidéo qui reprend la déclaration du politologue camerounais a enregistré plus de 1000 vues en trois jours. Dans les commentaires, les uns et les autres ont exprimé leur surprise à l’écoute de ces statistiques.

18 camerounais sur 287 candidats de 13 pays africains

Extrait du document Pdf sur le Palmarès du concours Cames 2020.

Un tour sur le site officiel du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), en page d’accueil, dans la rubrique Actualité, un article retient vite l’attention. Il est intitulé : Agrégation de médecine. Fin du 20e Concours d’Agrégation de médecine : un taux de réussite de 81,53% et des succès mémorables en termes de leçons apprises.

L’article posté le 16 novembre 2020 souligne que le 20ème concours d’agrégation de médecine s’est achevé le 11 novembre. Qu’en termes de résultats, sur les 287 candidats présentés 234 ont été déclarés dignes de recevoir le grade de Maître de conférences agrégé du Cames dans leurs spécialités respectives.

Dans le fichier Pdf du palmarès du concours d’agrégation en médecine téléchargeable au bas de l’article, les statistiques relèvent bien que 287 candidats de treize pays africains ont été présentés dans les sept options de Médecine du concours. Sur les 287 candidats, le Cameroun n’a présenté que 18. Un chiffre bien loin de la moitié de l’effectif total.

Le Cameroun se présente d’ailleurs loin derrière des pays comme le Sénégal qui a présenté 85 candidats, le Burkina Faso 52 candidats, la Côte d’Ivoire 44 ou encore le Congo, 19 candidats. Sur les 18 Camerounais présentés au concours en provenance des université de Yaoundé 1 et de Douala, 13 ont été déclarés Admis.   

Mathias Mouendé Ngamo

Non, il n’y a pas eu 19 morts lors de la tuerie de Kumba

Dans un tweet, une internaute ayant pris part à une marche organisée à Kumba à l’occasion du deuil national le 31 octobre 2020 indique qu’il y a 19 enfants morts et non plus 7.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : NON

Dans le tweet posté à 17h11 samedi 31 octobre 2020, l’internaute indique que : « Nous avons beaucoup marché et sommes arrivés au Kumba District Hospital et c’est là que nous apprenons que ce n’est plus juste 7 enfants mais 19 enfants qui sont morts lors du #Kumbamassacre L’ambulance était là car des femmes s’évanouissaient de douleur. #EndAnglophoneCrisis ».

En 24h, ce tweet a enregistré plus de 400 interactions, dont 280 Retweets et 151 Likes. Cette publication fait partie d’un ensemble d’autres tweets postés sous la forme de thread avec des images et des vidéos. L’internaute qui totalise 6000 abonnés ne cite pas la source qui a communiqué ce nouveau chiffre.

capture d’écran du tweet en date du 1er novembre 2020.

Dans un autre tweet, elle précise qu’elle s’est rendue en tant que citoyenne à Kumba avec d’autres sœurs.

Kathe Djiaha est citée parmi les femmes faisant partie de cette délégation. La journaliste en service à Équinoxe Télévision (une télévision privée basée à Douala) que nous avons contactée fait savoir que ce chiffre de 19 a été avancé par une dame qui a fait un discours devant la morgue de l’hôpital de district de Kumba.

Une vidéo en circulation

Dans la vidéo de 38 secondes que la journaliste nous fait parvenir, on peut effectivement voir une dame devant une foule en noir. Elle cite des noms. A l’appel de chaque nom, la foule fait des décomptes. Pour cette séquence de la vidéo reçue, la lecture de la liste s’ouvre sur le 7ème nom et se referme sur le 19ème nom lu.

« N’est-ce pas on nous avait dit que c’était 7 ? » ,

s’exclame en pidgin, un anglais argotique, une voix d’homme dans la vidéo.

La vidéo en circulation

Mais en prêtant une oreille attentive à la lecture, Stopintox a pu déceler des noms faisant partie de la liste des sept d’élèves tués lors du massacre du 24 octobre (Zakame Rema, Jenifer, Che.. ). Au milieu de tous ces bruits de la foule, Stopintox a également pu écouter de manière un peu audible les noms de quatre élèves figurant dans la liste des blessés après cette attaque.  Il s’agit de Mbong Blessing, Akidam Francis, Tifu Lydia Favour et Efouet Therese. Une liste des victimes disponible depuis le jour de l’attaque armée attribuée aux séparatistes.

Plusieurs personnes toujours en détresse

« C’était les noms de toutes les 19 victimes. Parmi les 19, il y avait sept établis morts confirmés et douze qui étaient blessés. L’intention, c’est pour que les gens sachent qu’il y a plusieurs qui sont toujours en détresse. Certains sont toujours gravement malades. On priait pour eux, afin qu’ils s’en sortent de la situation. Il y en a qui sont gravement en détresse parmi les 12 blessés. D’autres ont des problèmes psychologiques. Tout était bien indiqué dans le papier que lisait Esther Omam, une militante de la société civile», indique Atim Taneform, une humanitaire qui a également lu un discours ce jour-là.

Après une petite prière et quelques mots, Esther Omam a alors déroulé la liste des 19 victimes (morts et blessés). Elle a été talonnée sur l’estrade par Atim Taneform qui a été choisie ici pour délivrer le message des femmes porté par l’Ong ‘’She Build Peace’’.

«Dans le papier de Esther Omam, il y avait tout. Le type de blessure ; l’âge des enfants. C’était clairement indiqué qu’il s’agissait des noms des morts et des blessés. Il y avait tellement de bruits et d’émotions. Les gens criaient. Le préfet venait d’arriver sur les lieux»,

note Atim Taneform. Elle précise qu’elle a pris part à cette manifestation en tant qu’individu et pas au nom de son organisation.

Dans un autre tweet, l’auteure de la publication qui prête à confusion poste une photo d’elle avec Franck Foute. Elle indique avoir rencontré ce journaliste de Jeune Afrique sur le terrain à Kumba. « nous avons pu marcher côte à côte avec la douleur… C’était dur ! », écrit -t-elle.

« Il n’y a pas 19 corps à la morgue »

La liste des élèves morts et décédés communiquée à la suite de l’attaque du collège Mother Francisca International Bilingual Academy de Kumba le 24 octobre 2020. Source: Crtv.cm

Franck Foute que nous avons eu au téléphone le lendemain de la célébration du deuil national est formel. « Je peux confirmer qu’il y a sept corps à la morgue de Kumba. Pas plus. Certains blessés sont sortis. J’ai échangé avec des sources médicales et des journalistes qui étaient là lorsqu’on admettait les corps à la morgue. Il n’ y a pas dix neuf corps à la morgue», soutient le journaliste de Jeune Afrique.

En rappel, l’attaque du collège Mother Francisca International Bilingual Academy sis au quartier Fiango à Kumba, dans la région du Sud-ouest, a fait six morts sur le champs, soit cinq filles et un garçon. Une autre élève a rendu l’âme à l’hôpital. Des victimes âgées entre 9 et 12 ans. Les cadavres ont été déposés à la morgue de l’hôpital de district de Kumba. Les blessés ont été conduits à l’hôpital Mayemene Annexe de Kumba, à Buea et à Mutengene.

Mathias Mouendé Ngamo

Non, cette image présentant des squelettes humains n’a pas été prise au Cameroun

Une image en circulation depuis quelques jours sur la toile présente des restes humains en décomposition. D’après la légende, il s’agit du démantèlement d’un réseau de trafiquants d’ossements humains à Douala.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : NON

Une recherche inversée d’image sur TinEye renvoie à un article illustré de  plusieurs images de cadavres en état de décomposition avancée. Ledit article indique qu’il s’agit d’une inhumation de masse de cadavres non réclamés initiée par l’hôpital public d’Ota, dans l’Est de l’Etat d’Ogun au Nigeria en 2013. L’article qui se résume en une seule phrase présente essentiellement des photographies de cet évènement. Il y a au total huit images. On y découvre des corps décomposés. Une photographie montre des cadavres entassés les uns sur les autres.

Une recherche sur Google avec les mots clés en anglais «hospital Ota burial corpses Ogun State » (hôpital d’Ota inhumation de cadavres dans l’Etat d’Ogun) renvoie à un article plus explicite sur les circonstances et la date. Dans ce lien de février 2014, le directeur de l’hôpital d’Ota indique que la formation sanitaire a enregistré 150 cadavres non réclamés en 2013. En raison de l’espace insuffisant dans la morgue, les corps ont été enterrés en masse les 22 et 23 mars 2013. Le directeur explique que ces cadavres comprenaient des suspects de vols à main armée tués par la police et des victimes d’accidents.

Ce n’est pas la première fois que cette image est utilisée hors contexte. Une autre recherche inversée avec l’image de départ est faite cette fois-ci sur Google Images. Dans chacun des onglets de redirection, comme ici, ici et ici, l’image des corps décomposés réapparait. Mais les différents articles évoquent cette fois l’arrestation d’un féticheur togolais interpellé par les forces de l’ordre. Les articles indiquent que le célèbre féticheur a été pris avec 2000 corps séchés, 500 cadavres de personnes enterrées vivantes et d’innombrables squelettes. Toutes ces publications reprenant l’image factcheckée datent seulement de juillet 2020, soit sept ans après l’apparition de cette image sur internet dans l’article cité plus haut et qui situe bien la photographie en 2013.

En dessous de l’image en gros plan soumise à Stopintox pour vérification, on peut apercevoir une autre photographie en miniature dans laquelle des hommes arborent des masques de protection. Sur ce lien obtenu lors de la recherche inversée, on retrouve la vidéo dans laquelle la capture d’écran de cette image a été réalisée. Une séquence de cette vidéo est également en circulation sur WhatsApp depuis quelques jours au Cameroun et situe les faits à Douala. 

Dans l’article en ligne, la vidéo qui totalise plus de 700 vues postée en tweet embarqué provient en fait du compte @tonikusi partagée le 7 juillet 2020. Sous les commentaires en bas du post, l’un des internautes relève qu’il s’agit cette fois encore d’une image utilisée hors de son contexte. Selon l’utilisateur @IsimaOdeh,

« cette vidéo est celle d’un Kidnappeur qui s’est fait passer pour un pasteur. Il a été arrêté et cela a fait les manchettes de Une des journaux il y a plusieurs semaines », poste-t-il.

Une capture d’un article de Bbc.com en langue pidgin (une sorte d’anglais argotique) du 30 juin 2020 indique que la police de l’Etat de River au Nigeria a déterré quatre cadavres dans le domicile d’un présumé tueur en série et kidnappeur à Umuebulu Etche.

Capture d’écran article BBC News en Pidgin.

Dans sa confession, Antohony Ndubuisi, le présumé tueur, a avoué avoir kidnappé et tué plusieurs personnes dont trois étrangers, des togolais et un nigérian, peut-on lire dans l’article en question. On retrouve également en illustration de l’article la photo du présumé tueur ligoté sur une chaise en plastique. On reconnait l’accoutrement et le décor. C’est le même monsieur que l’on voit dans cette vidéo en circulation sur la toile, où il est tantôt présenté comme un riche homme d’affaires trafiquant d’ossements humains à Douala au Cameroun, tantôt comme un féticheur togolais arrêté avec dans son domicile 2000 corps séchés, 500 cadavres de personnes enterrées vivantes et d’innombrables squelettes.

Non, cette vidéo dans laquelle une jeune fille tombe dans l’eau n’a pas été prise au Cameroun

Depuis quelques jours, une vidéo virale sur la toile montre une jeune fille filmée en train de danser près d’un cours d’eau. Elle se retrouve au fond du fleuve après un faux pas. D’après les internautes, cette image a été prise à la base navale à Douala au Cameroun.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : NON .

La vidéo postée sur un compte Twitter sous forme interrogative le 07 juillet 2020 a enregistré plus de 7000 vues en 72 h, 165 retweets et 82 commentaires. D’après le message qui accompagne cette vidéo de 09 secondes, il s’agirait d’une étudiante qui s’est rendue à la base navale de Douala avec des amies. « Jusqu’à présent, le corps est introuvable », relève le post.

Capture d’écran du post en circulation depuis quelques jours sur la toile.

Après avoir réalisé des captures d’écran sur ladite vidéo, Stopintox a procédé à une recherche d’images inversée sur Tineye. Le résultat renvoie à plusieurs posts sur le réseau social Twitter avec la même vidéo mais publiée il y a deux ans, soit le 23 mars 2018. On peut le voir ici, ici et ici

A chaque légende au-dessus de la vidéo qui a comptabilisé des milliers de vues et de nombreuses interactions, le mot Ivosho revient. « Beware of Ivosho !!! Dont just vosho guys!!! », lit-t-on au-dessus d’une des publications. Traduction approximative en français : « faites attention à l’Ivosho. Ne faites pas le Vosho les gars».

Le mot clé « Ivosho » rentré dans le moteur de recherche Google redirige vers plusieurs liens qui présentent ce concept comme une danse populaire sud-africaine. On apprendra d’ailleurs que ladite danse peut tout aussi être appelée Vosho. Le danseur qui l’exécute doit effectuer des mouvements de corps dans lesquels il tend une jambe et se rabaisse à chaque fois en prenant appui sur ses genoux.

En remontant les commentaires sous les posts des publications y relatives sur Twitter, Stopintox a également découvert une capture d’écran postée par un internaute sud-africain, qui indique que la jeune fille s’en est tirée. L’image présente celle-ci qui remonte sur le rivage. Les vêtements et le décor identiques à ceux de la vidéo peuvent attester de l’authenticité de cette information. Le corps de la jeune fille ne serait donc pas introuvable, tel qu’indiqué dans les messages en circulation sur la toile depuis quelques jours.

Sur une autre capture d’écran de téléphone partagée sur Twitter et montrant la jeune fille sortie des eaux, on peut également observer dans le coin supérieur gauche du mobile, le sigle de l’opérateur de téléphonie mobile du pays: MTN SA. Il s’agit de l’entreprise Mobile Telecommunication Network, South Africa (Mtn Afrique du Sud). Une indication pour établir que le lieu de tournage de la vidéo est l’Afrique du Sud.

Contacté par Stopintox, Uluyanda Gama, un internaute sud-africain qui a partagé une des images montrant la fille sortant des eaux a indiqué que

« ça s’est passé effectivement en Afrique du Sud. Très probablement dans la province du Kwazulu Natal, si on s’en tient à l’accent des filles dans la vidéo ».

L’internaute qui réside en Afrique du Sud relève que les filles dans la vidéo s’expriment en zulu. Il s’agit de la langue officielle d’Afrique du Sud.

NON, la page «Ernest Obama Officiel » n’est pas celle de l’ex-DG de Vision 4

Depuis quelques jours, la Page «Ernest Obama Officiel » publie des messages attribués au journaliste éponyme, ex-collaborateur de la chaîne de télévision privée Vision 4. S’agit-il réellement de sa Page Facebook ?

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : NON

Les publications relayées sur cette Page Facebook sont partagées abondamment par plusieurs internautes. Des hommes de médias aussi. C’est le cas dans ce tweet de la journaliste Mimi Mefo qui rapporte un post publié sur ce compte, qui a enregistré 330 commentaires et 35 partages.

La dernière publication en date du 26 juin 2020 ( à 20h) sur cette page est un lien vidéo qui redirige vers Youtube. La séquence intitulée : « la vidéo du retour d’Ernest Obama à son domicile » a enregistré 224 commentaires et 146 partages. Plusieurs autres posts de ce compte attribués à Ernest Obama font état de ses déboires depuis quelques jours avec le promoteur de Vision 4, Amougou Belinga. Dans le fil d’actualité, on retrouve des photos du Pdg avec des messages comme : «Merci pour tout papa » ; « mon père » ; « On pardonne».

Capture d’écran du tweet de Mimi Mefo relayant un post de cette Page Fake.

On y retrouve aussi des rendez-vous médias sans grande précision du canal de diffusion, ni le programme concerné. Juste l’heure. Des images et revues de presse sur l’affaire qui a emmené le journaliste à être présenté chez le procureur Général près de la Cour d’Appel du Centre y sont également visibles.

Mais à l’observation, plusieurs indices permettent de douter de l’authenticité de ce compte attribué au journaliste Ernest Obama. Premièrement, il faut remarquer que la création de ce compte est récente. La première publication date du 18 juin 2020. Une date qui coïncide avec celle de l’interpellation de l’ex-directeur général de Vision 4 Tv.

L’onglet « A Propos » ne donne pas assez de détails sur le propriétaire de la Page. On y lit tout juste : « Bienvenue dans le journal de Ernest Obama ». Cependant en cliquant sur « Communauté », on peut remarquer que cette Page « Fake » a mobilisé très vite. En neuf jours d’existence seulement, la page a totalisé 5842 mentions « J’aime » et enregistré 6437 abonnés.

Une requête dans la barre de recherche Facebook avec les mots clés « Ernest Obama » renvoie vers des groupes de Fans club, mais aussi vers un autre compte qui apparait plus susceptible d’être le véritable compte de l’ex-Dg de Vision 4 Tv. Il est intitulé « Ernest Obama (officiel) sur la photo de couverture. Mais tout juste : Ernest Obama au-dessus des publications. Une légère similitude entre le nom sur la photo de couverture et le compte Fake.

Sur ce compte, la rubrique « A Propos » est plus fournie. Les champs Emploi et scolarité, Lieu de résidence, Anniversaire et autres détails y sont bien renseignés. Dans la liste des amis, on compte de nombreux hommes de médias et du monde de la Communication. La dernière publication dans le fil d’actualité remonte ici au 28 mai 2020 à 12h25. Il s’agit d’une photo du journaliste en séance d’interview avec le président de la République du Cameroun, Paul Biya.

« J’ai un seul compte. Celui-là n’est pas mon compte. Il faut le signaler. Mon compte c’est Ernest Obama. La dernière publication, photo avec le président de la République du Cameroun»,

a indiqué le journaliste Ernest Obama, contacté par Stopintox dans la soirée du vendredi 26 juin 2020.

Oui, la Sosucam recrute un infirmier diplômé d’Etat accoucheur

Un avis de recrutement en circulation dans les réseaux sociaux depuis quelques jours indique que la Société sucrière du Cameroun recherche un infirmier diplômé d’Etat accoucheur.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : OUI

L’appel à candidature en circulation en ligne fait savoir que le poste est à pouvoir aussi bien en interne qu’en externe. Le candidat retenu exercera dans l’entreprise Sosucam située à Mbandjock, à 100 Km de Yaoundé. Il bénéficiera d’un Contrat à durée déterminée (Cdd) et d’un rang d’agent de maîtrise.

Le document énumère les pièces à fournir à envoyer à l’adresse mail recrutement@sosucam.somdiaa.com au plus tard le 1er juillet 2020 à 17h. L’avis de recrutement est signé de Essomo André Sylvain, présenté comme le directeur des ressources humaines adjoint.

Rendu sur le site internet de Sosucam, filiale du groupe Somdiaa, ledit avis de recrutement n’est pas visible dans la sous-rubrique « Offres d’emploi ». Le dernier avis de recrutement ici publié date du 14 février 2020.

Sur le nom présenté comme celui du directeur des ressources humaines adjoint, une petite recherche sur le moteur de recherche Google avec les mots clés « Essomo André Sylvain » renvoie à deux références indicatives. La première est celle d’un compte Facebook rattaché à ce nom. On peut lire dans l’onglet « A Propos » ‘’A travaillé à Sosucam’’.

L’autre référence est un ” rapport de mission d’audit et appui à la démarche qualité” de Sosucam de 2005. Essomo André Sylvain y figure dans la liste des « Auditeurs qualité présents à la session de travail de Nkoteng »   

Document authentique

Avis de recrutement authentique en circulation sur la toile.

Même si l’avis de recrutement ne figure pas sur le site internet de cette entreprise du secteur agroalimentaire qui totalise 55 ans d’activité, il s’agit cependant d’un document authentique.  

« C’est une information. C’est une vraie offre. Tout ce qui y est dit est exact. Cette offre a d’ailleurs été publiée dans le journal Cameroon Tribune. Que les Camerounais intéressés postulent »,

a rassuré Barbara Melem, responsable de la Communication de Sosucam, jointe par Stopintox.

La responsable de la Communication confirme que Essomo André Sylvain qui signe le document daté du 18 juin 2020 en circulation sur la toile est bien le directeur des ressources humaines Adjoint de Sosucam. Elle rassure aussi que l’adresse électronique mentionnée dans cet avis est bien celle utilisée lors des recrutements.

NON, l’Oms n’a pas encore validé le Covid-Organics

Après un échange téléphonique entre le président malgache Andry Rajoelina et le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) mercredi 20 mai 2020, les commentaires de certains internautes vont dans tous les sens. Certains ont conclu à la validation par le gendarme mondial de la Santé, du Covid-Organics, le remède malgache proposé contre la Covid-19.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: NON

Sur son compte Twitter peu après l’échange téléphonique, Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’Oms a fait savoir que la discussion avec le président malgache s’est articulée sur la façon de travailler ensemble sur la recherche et le développement thérapeutiques. Il relève également qu’ils ont convenu que la solidarité est la clé pour lutter contre la pandémie et assurer la sécurité du monde. Sans plus.

Sur son compte Twitter, le président Rajoelina apporte un peu plus de détails sur le contenu des échanges. Il note que l’Oms signera un accord de confidentialité sur la formulation du Covid-Organics et appuiera les processus d’observations cliniques en Afrique.

Les deux sorties en ligne ont totalisé près de 800 Retweets pour 2700 Likes et une pléthore de commentaires. A lire les interventions des uns et des autres sur les différentes plateformes des réseaux sociaux, la confusion règne dans les esprits. Des interrogations et interprétations fusent sur le contenu de cet échange et la position réelle de l’Oms.

Capture d’écran d’un compte Twitter annonçant une validation de Covid-Organics par l’Oms

Après une petite recherche avec « Andry Rajoelina » comme mot clé, la séquence de l’appel en vidéoconférence entre les deux dirigeants a été retrouvée sur la page Facebook du président malgache. L’échange téléphonique entre Tedros Adhanom Ghebreyesus et le président Rajoelina dure près de dix minutes.

D’entrée de jeu, le directeur de l’Oms a félicité le chef de l’Etat malgache pour son engagement dans le domaine de la santé, son implication dans l’éradication de la rougeole sur l’île l’année dernière notamment. Il a de suite demandé la situation de la Covid-19 à Madagascar.

« Je serai heureux de travailler avec vous de toutes les manières possibles », a indiqué Dr. Tedros.

A Rajoelina de rappeler que Madagascar a élaboré un protocole de traitement, un protocole d’observation clinique et un protocole d’essais cliniques. Le pays a ainsi d’abord utilisé le traitement associant la chloroquine à l’azithromycine. Mais des effets indésirables sur les patients traités par ce protocole et un risque potentiel de toxicité ont été relevés. Les chercheurs ont alors exploré d’autres voies et moyens pour faire face à cette pandémie. Le Covid-Organics est ainsi né.

Accord de non divulgation

«Nous avons utilisé de l’artemisia ainsi que d’autres plantes médicinales malgaches. Nous proposons actuellement un troisième protocole, un essai clinique associant deux médicaments injectables. Nous avons échangé avec des chercheurs de l’Océan indien et des chercheurs aux Etats Unis »,

a relevé Rajoelina.

Capture d’écran échange en vidéoconférence entre le Dg de l’Oms et le président malgache

Et de poursuivre qu’« en réponse à cette invitation de l’OMS, nous acceptons de proposer le Covid-Organics et l’association des deux médicaments injectables en tant que médicament candidat dans le cadre d’une solidarité trial sous réserve de l’adoption  d’un accord de non divulgation sous la formulation d’abord du Covid-Organics que nous proposons actuellement ».   

L’Oms a répondu que l’accord de non divulgation pour le Covid-Organics sera signé et gardé confidentiel. Et au directeur de l’institution de rappeler qu’il existe une unité de médecine traditionnelle à l’Oms qui peut être impliquée pour aider Madagascar qui s’en sort déjà très bien, comparé à d’autres pays.

« Elle peut travailler avec vous pour vous aider à affiner les protocoles et vous aidez pour que vous réussissez les essais cliniques liés à cela. Vous aider qu’ils soient aussi scientifiques que possible pour que quand les résultats sortent, ils soient acceptables à l’échelle mondiale », a expliqué le DG de l’Oms.

Dr Tedros a demandé que les scientifiques malgaches soient mis en relation avec ceux de l’Oms pour qu’ils commencent à travailler. Ce n’est donc qu’après toutes ces étapes que l’Oms pourra émettre des recommandations sur le Covid-Organics qui n’a jusqu’ici pas été validé, tel que le confirme la cellule de communication de Oms Cameroun.

 « L’Oms n’a pas validé le Covid-Organic et ne l’a jamais recommandé ; mais l’Oms s’est proposée d’accompagner Madagascar dans l’étude clinique afin d’avoir des preuves scientifiques sur l’efficacité de ce produit », a indiqué à Stopintox la représentation de l’Oms au Cameroun, qui invite les internautes à apprendre davantage sur le processus de l’étude clinique.

Il y a quelques semaines encore, l’Oms prévenait les dirigeants de ne pas promouvoir sans tests scientifiques le Covid-Organics comme remède contre le Coronavirus. La mise en garde avait été faite par le Dr Matshidiso Moeti, responsable de l’Oms pour l’Afrique.

Non, le Port autonome de Douala ne recrute pas 135 gestionnaires de logistique et transport

Un avis de recrutement en circulation sur la toile indique que le directeur du Port autonome de Douala (Pad) a annoncé l’ouverture d’un recrutement de 135 gestionnaires chefs et gestionnaires adjoints à la Régie du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : NON

Les documents en circulation portent en en-tête les logos du Port autonome de Douala (Pad) et de la Régie du terminal à conteneurs (Rtc). L’annonce indique que le Pad recherche pour les postes ciblés 85 candidats de niveau baccalauréat et 50 autres de niveau Bts. Des conditions à remplir pour être retenus et rejoindre l’équipe du Pad sont énumérées. Le 22 juin 2020 à 15h est noté comme la date limite du dépôt des dossiers.

Rendu sur le site internet du Port autonome de Douala le 17 juin, le dernier article publié dans la rubrique « Actualité » annonce un recrutement, mais il s’agit ici du recrutement de sept pilotes. Dans le communiqué y relatif signé le 23 avril 2020, Cyrus Ngo’o, le directeur général du Pad « porte à la connaissance du public concerné que la date limite de dépôt de dossiers relatifs au recrutement de sept (07) pilotes est reportée au 30 juin 2020 à 15h30 ».

Le document indique à la fin que ledit appel à candidature peut être consulté sur le site internet www.pad.cm.  Aucun article ou document sur ce site ne fait état d’un recrutement de 135 gestionnaires de logistique et transport.

Sur la page Facebook du Pad aussi, aucun post au sujet d’un quelconque recrutement n’y figure. La dernière actualité publiée à 15h08 le 16 juin 2020 est relative au projet de sécurisation de l’espace portuaire à travers la vidéo surveillance et la construction de la barrière périmétrique en cours.

Sur un précédent post la veille 15 juin, on retrouve les deux documents en circulation sur les réseaux sociaux. Ils sont marqués en rouge de l’inscription « Fake ». Le message qui accompagne cette photo est « Attention : Arnaque ». Sans plus. 

La Rtc jouit d’une autorité administrative et financière

Jointe par Stopintox, la direction de la communication du Port autonome de Douala a indiqué qu’il s’agit de faux documents.

« Il n’y a pas d’appel à candidature. Ce document est un Fake », a indiqué Raoul Simplice Minlo, le directeur de la Communication du Pad.

Il relève plusieurs incohérences dans cette annonce. « Le Port autonome a ses caractères propres. La Rtc a ses caractères. Le Pad a son logo à part, la Rtc le sien. Ils ne se mélangent pas », fait-il savoir. Sur le document « fake », les logos des deux entreprises sont juxtaposés.

Sur un document de la Rtc disponible sur la page Facebook du Pad, on remarque justement que le logo du Pad n’est pas associé à celui de la Rtc. Le document n’est d’ailleurs pas signé de Cyrus Ngo’o, mais plutôt de Faustin Dingana. Il est le directeur délégué de la Rtc. Il a été nommé le 11 décembre 2019 par décision du directeur du Pad. Bien que placée sous l’autorité du Dg du Pad, cette régie jouit d’une autorité administrative et financière.  

Des adresses mail Fake

Autre alerte sur le document « Fake », les adresses électroniques ne sont ni celles du Pad ni celles de la Rtc. Le document fake affiche l’adresse rtc.pad@my.com, une sorte de mauvaise compilation des deux entités Pad et Rtc. Mais dans la réalité, l’adresse e-mail de la Rtc qui se présente sous la forme d’une adresse coorporate est rtc@rtcdouala.cm. Adresse consultable sur le pied de page de ce document officiel.

Un document officiel de la Rtc tirée de la Page Facebook du Pad.

La petite enveloppe qui représente l’onglet « Courriel » en haut de page du site internet du Pad renseigne que l’adresse électronique de cette société est pad@pad.cm.

A l’observation, les documents Fake ont emprunté des éléments de bas de page des documents officiels de la Rtc, en modifiant les adresses électroniques, les numéros de téléphone et de fax.

On ne paie pas pour des recrutements

Pour finir, un autre fait à relever. Il est demandé aux postulants de verser une somme de 21 500 F. Cfa. Mais le directeur de la Communication rassure qu’il n’est pas demandé de l’argent au candidats lors des  recrutements.

« Le Port autonome de Douala ou la Rtc ne demande pas d’argent pour les recrutements », a-t-il martelé.

Il annonce qu’un communiqué sera rédigé et mis en ligne pour alerter les usagers sur ce « Fake » en circulation.

Non le chef de Minkan qui a fait savoir que le don du chef de l’Etat ne l’intéresse pas n’a pas été destitué

Des articles et posts ont inondé la toile le samedi 22 mai 2020 indiquant que le chef du village Minkan, dans la région du Sud du Cameroun, a été destitué par un sous-préfet.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: NON

D’après les nouvelles en circulation, Evina Engoto, présenté comme le chef traditionnel de Minkan, a été déposé par l’autorité administrative pour avoir émis un avis défavorable sur le don du chef de l’Etat.

Un internaute sollicite que Stopintox se penche sur ce sujet.

Les articles qui relaient cette information font ainsi référence à la vidéo qui a fait le tour de la toile il y a une semaine. « Un sous-préfet humilie et finalement destitue un chef traditionnel », rapportent plusieurs sites internet camerounais.

Alertée par un internaute, l’équipe de Stopintox s’est penchée sur le sujet et a constaté que plusieurs éléments dès le départ n’étaient pas avérés.

Les articles parlent d’un sous-préfet. Ce n’est pas exact car le don du chef de l’Etat pour lutter contre la Covid-19 avait été restitué le 14 mai 2020 à l’esplanade de la sous-préfecture d’Ebolowa 1er par le préfet du département de la Mvila lui-même, Marie Sylyac Mvogo. Sur la vidéo on s’aperçoit bien que l’autorité administrative porte deux étoiles sur ses épaulettes. Ce qui donne une idée claire sur son grade car au Cameroun, les sous-préfets portent une étoile à l’épaulette, les préfets deux et les gouverneurs trois étoiles.

Pour en avoir la certitude, nous avons contacté Anicet Siesther Essiane, journaliste exerçant dans la région du Sud et ayant couvert cette remise de don pour le compte de son média. Il nous fait savoir que c’est le préfet lui-même qu’on aperçoit dans la vidéo et ajoute que la cérémonie a eu lieu à Ngalane, place des fêtes de l’arrondissement de Ebolowa 1er.

L’autre information erronée est celle qui fait passer Evina Engoto pour le chef de Minkan. Le chef de Minkan a depuis été identifié et il s’agit bien de Sa Majesté Bang Bang Calvin. Il est un chef traditionnel de 3ème degré. Rien à voir avec Evina Engoto, tel que publié partout sur les réseaux sociaux. Ce dernier est le représentant du parti politique le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) dans la zone. Joint au téléphone, Sosthène Médard Lipot le secrétaire national à la communication du MRC fait savoir que Evina Engoto est le secrétaire de fédération départementale du MRC dans la Mvila.

Par contre, le document qui serait à l’origine de la confusion est l’interdiction d’une manifestation de Survie Cameroun par le sous-préfet d’Ebolowa 1er. Dans cette décision administrative, le chef de terre interdit « les manifestations programmées le mercredi 20 mai 2020 dans la ville d’Ebolowa et ses environs par Monsieur EVINA ENGOTO et ses amis mandataires de l’initiative fantôme Survie Cameroun ». Le nom Evina Engoto qui apparait dans ce document a été interprété à tort comme celui du chef de Minkan.

Copie de la décision signée par le sous-préfet d’Ebolowa 1er.

Le chef de Minkan n’a pas été destitué

 « Le chef de Minkan n’a jamais été destitué, encore moins inquiété. La destitution est l’objet d’une procédure, mais pas aussi simple et rapide que vous le croyez. Du sous-préfet au préfet, du préfet au gouverneur et du gouverneur au ministère de l’Administration territoriale qui signe l’acte de destitution si destitution il y a », analyse Anicet Siesther Essiane, journaliste exerçant dans la région du Sud. Et c’est logiquement qu’il nous rappelle que le 21 mai était un jour férié et qu’aucun acte administratif ne peut avoir été pris.

Contacté par StopIntox dimanche 24 mai 2020, le sous-préfet d’Ebolowa 1er, Akondi Elvis Mbahangwen, confirme cet avis du confrère journaliste.

« C’est un fakenews. Le chef de Minkan, Sa Majesté Bang Bang Calvin, exerce ses activités dans son village sans problème. Le préfet n’a rien contre lui. Moi non plus », précise le sous-préfet d’Ebolowa 1er.

Revenant sur la cérémonie de remise de dons du président de la République, point de départ de la vidéo virale, il note que le seau remis au chef de Minkan était une entité à titre symbolique dans le package à lui destiné.  « Le préfet a choisi une entité. Le chef a accepté le don. Il a d’abord hésité, parce qu’aux précédents récipiendaires, le préfet a remis des seaux avec robinets. Le préfet a fait des observations en blaguant. Il n’a pas l’intention de le faire. Nous sommes un Etat de droit et chacun a la liberté d’expression. Le chef est en place et on le soutient. C’est un chef courageux. Il n’a pas peur d’exprimer ses sentiments », explique Akondi Elvis Mbahangwen.

Rencontre entre le préfet et le chef de Minkan ce 25 mai

L’autorité administrative fait savoir d’ailleurs qu’avec toute cette agitation sur la toile, le chef de Minkan a été appelé à rencontrer le préfet du département de la Mvila à Ebolowa ce lundi 25 mai 2020. « C’est pour le rassurer. Avec tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux, le chef peut prendre peur », relève le chef de terre.

NON, Monseigneur Samuel Kléda n’a pas dévoilé la composition de son remède contre le Coronavirus

Un message abondamment partagé sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter et WhatsApp notamment indique que l’archevêque métropolitain a livré la recette de sa potion contre le Covid-19.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: NON

Le post viral ayant obtenu 12 000 Partages et plus de 1 500 commentaires

La publication sur un compte Facebook a enregistré plus de 12 000 partages et généré près de 2000 commentaires en moins de 24 heures. Le post mis en ligne le dimanche 03 mai 2020 cite entre autres ingrédients qui rentreraient dans cette potion tant recherchée : les racines de papaye, la citronnelle, le citron ou encore l’ail. Une photo de l’archevêque est associée à ladite publication.  Mais il n’en est rien.

Après ce post devenu viral sur Facebook et dans différents groupes WhatsApp, un premier démenti a été enregistré sur la toile. Lazare Kolyang, en service à l’archevêché de Douala, a indiqué dans une publication tard dans la nuit de dimanche, que Mgr Samuel Kléda dément formellement cette information faisant état du mélange fait à base de produits naturels qui rentreraient dans la composition de son traitement. « Je l’ai si bien rappelé lors du point de presse que j’ai eu avec les journalistes. Il n’est pas question de donner une quelconque recette au public. Il ne faut pas que les populations s’empoisonnent », peut on lire dans le post de Lazare Kolyang rapportant les propos de l’Archevêque.

Démenti publié tard dans la nuit de dimanche

Rendu à l’archevêché de Douala le lundi 04 mai 2020 autour de 11 h pour recueillir une déclaration de Mgr Samuel Kléda sur le sujet, le vigile en faction à la guérite a indiqué à Stopintox que « l’archevêque a dit qu’il ne parle plus à la presse », apprend-on. Une décision, dit-on, intervenue après son dernier point de presse avec les médias le 29 avril.

Une autre démarche engagée simultanément auprès de confrères journalistes a permis d’avoir une issue favorable confirmant le démenti cité plus haut. C’est Patrick Christian Ndobo en service à la chaine de télévision privée Canal 2 International qui nous ouvre une brèche. Le journaliste a pu joindre Mgr Samuel Kléda par messagerie pour solliciter « un démenti sur les nouvelles diffusées dans les réseaux sociaux au sujet de votre solution ». A cette requête du journaliste, l’archevêque a répondu : « Vous pouvez le faire pour le bien des personnes malades ». Mgr Samuel Kléda permet donc ainsi à Stopintox, de relayer son démenti par le truchement de notre confrère.

RSS
Follow by Email