Tag Archives: Factcheck

Non, la route sur cette image n’est pas au Cameroun

Cette image en circulation sur les réseaux sociaux depuis le lundi 11 décembre 2023, laisse croire qu’il s’agit d’une route camerounaise. Stopintox a vérifié pour vous.

La réponse est : NON

La page Facebook Haman Cameroun a publié une image le lundi 11 décembre 2023 montrant une route dont l’épaisseur du goudron est considérablement réduit, au point où deux hommes parviennent à se tendre la main. La publication de l’image est accompagnée du message suivant : « donnez un titre à cette image ». La page en question met en commentaire le titre : « je vais chez Cavaye ». Cavaye Yeguié Djibril est l’actuel président de l’assemblée nationale. Un autre commentaire laisse entendre que C’est sur la route de Guirvidik à Maroua dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun. La publication de Haman Cameroun enregistre au moment de la mise de l’article en ligne, 170 réactions, 104 commentaires et 1 partage. Darling Nguevo qui a aussi publié l’image en citant la source ci-dessus. le mot de publication de l’image laisse croire que c’est la route nationale numéro 1 reliant Maroua et Kousseri. La publication de Darling Nguevo comptabilise 165 réactions, 24 commentaires et 22 partages.

Vérification

Pour avoir le cœur net sur l’origine de l’image, nous avons effectué une recherche inversée d’image. Avec Google Reverse images et Bing reverse images, nous avons trouvé l’origine de l’image. Elle a été prise en 2021 comme l’indique les résultats. C’est la route Bulawayo Nkayi au Zimbabwé. L’auteur de l’image est Eng Brian Makoyi.

Verdict

Au bout de la vérification, nous pouvons tirer comme conclusion que l’image est trompeuse et hors contexte. Il ne s’agit pas d’une route dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. C’est de la manipulation.

NON, Dangote Cement Cameroon n’a pas lancé un recrutement de 500 personnes

Un communiqué annonçant l’offre de recrutement pour 500 places au sein de l’entreprise de cimenterie appartenant au milliardaire nigérian Aliko Dangoté a circulé sur la toile. Stopintox a vérifié pour vous.

La réponse est : La réponse est : NON

StopIntox a pris connaissance, en même temps que les internautes, d’un communiqué abondamment relayée sur les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp et Twitter), qui annonce une offre de recrutement de 500 places dans les différentes branches de l’entreprise Dangote Cement Cameroon. On peut y lire que les postes à pourvoir sont : managers de projets, Marketistes, magasiniers, comptables, personnel de sécurité, conducteurs de camion et travailleurs d’usine.

Vérification

L’entreprise concernée par le communiqué de recrutement a apporté un démenti à travers une publication sur sa page Facebook, le jeudi 20 juillet 2023. Le communiqué de préciser que les lieux indiqués pour avoir des informations fiables sur les recrutements au sein de cette structure sont la page Facebook officielle et le compte LinkedIn. « Vous êtes ici sur la seule page habilitée à poster des annonces d’emploi, celle-ci en plus de notre compte Linkedin. Toute autre page postant de quelconques offres d’emploi n’est pas légitime. Par ailleurs notez que nous ne vous demanderons jamais d’argent dans le processus de recrutement, nos adresses mail sont officielles et nos communiqués n’ont pas de fautes. Ne vous laissez pas avoir et signalez tout contenu non officiel », peut-on lire dans ce communiqué.

Capture écran de la photo accompagnant le démenti de Dangote

Nous avons joint également via WhatsApp, Bernado Duarté, le Chef de la cellule de communication de Dangote Cement Cameroon. Il confirme qu’il s’agit d’un faux communiqué de recrutement. Il décrit le processus interne de démenti d’une fausse information concernant leur structure et indique la procédure d’authentification d’une information venant de leur entreprise. « Habituellement nous nous servons de l’élément en y mettant la mention « fake » pour un démenti. Sur nos différentes pages officielles nous communiquons les recrutements ainsi que les adresses exactes pour postuler ou discuter avec un staff de la communication », écrit-il.

Dans un contexte social de précarité, les fausses annonces d’emplois circulent. Stopintox vous invite à faire preuve de vigilance. Toujours se référer aux sources officielles pour avoir la bonne information. Ne jamais hésiter à se rendre sur le site internet de l’entreprise concernée ou encore les pages officielles.

Désinformation: Armelle Sitchoma aux USA dans le cadre d’un programme spécialisé

Organisé par l’ambassade des Etats unis au Cameroun et le Cleveland Council on World Affairs, ce programme dénommé « Contrer la désinformation » entend donner les clés pour mieux comprendre les enjeux autour de ce phénomène.

Pendant 10 jours, entre le 14 et le 27 avril 2023, Armelle Sitchoma et les autres participants auront l’occasion de visiter les institutions publiques et privées américaines. Il s’agira de donner les éléments pour comprendre la désinformation et les clés pour la contrer. Un phénomène qui prend de l’ampleur malgré les multiples initiatives de vérification de faits mais qui doit être combattue pour une vie publique plus saine. Il s’agira aussi d’apprendre de ce que les autres font et partager les expériences des uns et des autres.

Armelle SiTchoma est bloggeuse et journaliste en service au ministère de la communication du Cameroun depuis 2012. Experte en factchecking et formatrice notamment sur l’éducation aux médias, elle rejoint l’équipe de Stopintox dès le lancement de la plateforme en juin 2019 où elle traite principalement des sujets de culture, société et médias.

NON, le Ndolè n’est pas inscrit au patrimoine mondial de L’UNESCO

Depuis une dizaine de jours, plusieurs publications font le tour de la toile annonçant l’inscription du Ndolè, mets traditionnel du peuple Sawa du Cameroun  au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Stopintox a vérifié pour vous. La réponse est : NON

Contexte

Le déclic de cette fausse information qui inonde la toile est parti d’un article du site internet 237online. Le 4 avril 2023, le site d’information publie cet article avec pour titre « Le Ndolé du Cameroun, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, conquiert le monde ». Comme une trainée de poudre, la publication est très vite reprise par les internautes camerounais et même d’autres pays.

Le tweet de Ndockbidi, un compte spécialisé dans la promotion de l’art culinaire camerounais reprend le post le 5 avril 2023 en précisant que « depuis hier le Ndolè ce mets emblématique, fierté du Cameroun, est désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO… » Cette publication en 8 jours a enregistré 54.500 vues, 255 retweets, 964 mentions j’aime, 65 citations et 12 signets. Le compte The CameroonianZ sur le même réseau social fait un post le même 5 avril 2023 intitulé « Gastronomie camerounaise : l’inscription du Ndolé au patrimoine mondial de l’UNESCO » en citant 237online et ChefAbys comme étant les copyrightés. La publication en 8 jours a été vue par 78.800 personnes. Elle a enregistrée 243 Retweets, 898 mentions j’aime, 96 citations, 12 signets et 29 commentaires.

Démenti

Les commentaires sous lesdites publications et bien d’autres, questionnent déjà la fiabilité de l’information qui y est partagée. Pour lever le doute, stopintox a contacté Serge Banyimbe, expert en communication pour le développement chez UNESCO Afrique Centrale. Ce dernier indique que la dernière liste des inscriptions au patrimoine immatériel de l’UNESCO pour l’année 2022 est disponible depuis la fin d’année dernière et que le Ndolé n’y figure pas. En mettant la liste des 47 nouveaux éléments inscrits à ce patrimoine immatériel il nous réfère vers le ministère des Arts et de la Culture qui introduit les dossiers d’inscription pour plus de précision sur le Ndolè.

NON, le Ndolè n’est pas inscrit au patrimoine mondial de L’UNESCO (c) Stopintox

Jointe au téléphone, Marie Thierry Edjoa Akoa, Directrice du patrimoine culturel au Ministère des Arts et de la Culture est catégorique. « Non !  Le Ndolè n’est pas inscrit sur le site du patrimoine mondial de L’UNESCO. Et puis, le Ndolè ne peut pas être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. La liste du patrimoine mondial de L’UNESCO ne prend en compte que les sites, les monuments et les paysages culturels», explique la Directrice.

Confusion autour des conventions

Elle rajoute qu’il y a confusion autour des expressions utilisées et apporte des éléments de compréhension. « On ne peut pas inscrire un élément immatériel sur une liste qui prend en compte les sites et les monuments. Il y a une autre liste qui s’appelle la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est une liste qui appartient aussi à l’Unesco mais elle est issue de la convention 2003 de l’Unesco tandis que la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco est issue de la convention de 1972 qui porte sur la préservation du patrimoine culturel et naturel. Donc il y a confusion. »

« La communauté Sawa ne nous a pas saisi pour inscrire le Ndolé mais le Ngondo pour la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité« 

Marie Thierry Edjoa Akoa, directrice du Patrimoine Culturel au MINAC

A la question de savoir si l’initiative pour faire valoriser le Ndolè dans ce sens est dans le pipe au Ministère des Arts et de la Culture, la directrice du Patrimoine Culturel au MINAC précise que chaque communauté porte l’inscription de son élément et le ministère des Arts et de la Culture  est le facilitateur qui accompagne l’inscription auprès de l’UNESCO. « La communauté Sawa ne nous a pas saisi pour inscrire le Ndolè. La communauté Sawa nous a saisi pour inscrire le Ngondo et le 30 mars dernier, j’ai personnellement déposé la candidature du Ngondo au Bureau de la convention 2003 de l’UNESCO à Paris. Et cette candidature ce n’est pas pour la liste du patrimoine mondial mais pour la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité comme pour le Nguon l’année dernière», précise Marie Thierry Edjoa Akoa.

En consultant la liste des nouveaux éléments inscrits au patrimoine immatériel de l’UNESCO publiée à l’issue de la 17e session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel réuni à Rabat au Maroc du 28 novembre au 3 décembre 2022, on note que l’organisation a procédé à l’inscription de  47 nouveaux éléments repartis en 4 éléments sur la liste du patrimoine immatériel nécessitant des mesures de sauvegarde urgente, 39 éléments sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et 4 éléments au Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et le Cameroun ne figure sur aucun de ses registres.

La liste, fin 2022, des nouveaux éléments inscrits au patrimoine immatériel de l’UNESCO est à consulter ICI.

NON, il ne s’agit pas du 1er ministre luxembourgeois et sa copine

De nombreux internautes ont partagé cette photo en laissant entendre qu’il s’agit du Premier ministre du Luxembourg avec sa compagne.

Nous avons vérifié pour vous : La réponse est NON

Depuis le jeudi 23 mars 2023, une image en circulation dans les réseaux sociaux montre deux hommes, dont l’un arbore un vêtement féminin extrêmement provocant. Le message qui accompagne cette image indique qu’il s’agit Premier ministre de Luxembourg avec sa femme. « Le 1er ministre luxembourgeois et sa copine le monde est foutu », peut-on lire sur la capture de l’image qui a circulé en boucle dans les groupes WhatsApp. La capture d’image indique qu’il s’agit au départ d’une publication d’un certain Servant Didier.

Vérification

Pour savoir s’il s’agit du Premier ministre de Luxembourg ou pas, nous avons utilisé l’outil de vérification d’image TinEye. L’analyse de l’image par l’outil affiche 17 résultats. En parcourant les résultats, nous nous apercevons que l’image date de 2019. L’un des résultats que nous avons parcouru parle plutôt du vainqueur du concours Eurovision de la chanson 2014, Conchita Wurst avec le directeur de l’Orchestre philharmonique de Vienne qui se sont retrouvés ensemble dans une production d’opéra. La photo avait été prise par le grand musicien bulgare Martin Panteleev qui l’a publiée sur Facebook.

Conclusion

En définitive nous pouvons dire avec exactitude qu’il ne s’agit pas du Premier ministre de Luxembourg avec sa copine, comme nous avons lu sur la capture d’image.

Toutefois, nous pouvons affirmer que le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel a pour compagnon un homme. Il s’agit de Gauthier Destenay, comme nous l’indique les résultats de notre recherche sur Google.

NON, le poisson maquereau empoissonné ne circule pas dans les marchés de Douala

Une vidéo montrant des cargaisons de poissons en train d’être incinérées dans une décharge est abondamment relayée depuis ce 21 mars sur la messagerie WhatsApp. L’audio qui l’accompagne explique que ce sont des cinquantaines de conteneurs de poissons maquereaux empoisonnés et commercialisés dans les marchés de Douala.

Stopintox a vérifié pour vous. La réponse est NON

Contexte

La vidéo abondamment partagée dans les groupes WhatsApp est muette. Elle montre des palettes de poissons sorties des conteneurs et directement jetées dans une fosse. L’audio, elle, explique que « ce que vous voyez là ce sont des milliers de poissons maquereau qu’on est en train d’enterrer avant-hier juste au port de Douala. »

Capture écran de la vidéo qui a abondamment circulé sur WhatsApp

Celui qui relate l’histoire précise que l’audio original était en langue et qu’il a pris sur lui de traduire en français pour la compréhension d’un plus grand nombre de personnes. La voix masculine rajoute qu’ « il y a des cinquantaines de conteneurs de poissons maquereau qui sont arrivés. D’autres conteneurs sont déjà vendus et ça circule même déjà.» Avant d’ajouter « Ce sont des maquereaux empoisonnés. Pêchés dans une mer polluée par des produits pétroliers qui a tué des milliards de poissons.» D’après cet audio, les poissons ainsi pêchés ont été ramassés, conservés et envoyés au Cameroun.  

Démenti

Suite à la circulation de ces éléments, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le Gouverneur de la Région du Littoral a donné un point de presse pour remettre la vidéo dans son contexte. « Cette vidéo qui circule a été enregistrée au niveau de la décharge de HYSACAM au 3ème Arrondissement de Douala. Cette destruction s’est faite en présence des Forces de maintien de l’ordre et aucun carton n’est sorti de là puisqu’une ceinture de sécurité été faite jusqu’à ce qu’on ait tout détruit », rassure t-il.

A sa suite, le Dr Victor Viban Banah, délégué régional du ministère de l’Elevage, des Pêches et Industries Animales du Littoral précise que ladite destruction s’est déroulé le jeudi et vendredi 16 et 17 mars 2023. « Il s’agissait simplement d’une cargaison de maquereau importée de la Mauritanie en très bon état comme atteste les documents sanitaires venus  de ce pays-là. 4 conteneurs étaient défaillants suite à la défaillance du système de refroidissement des conteneurs. Lors de l’inspection, on s’est rendu compte qu’il y a des signes qui témoignent que ce poisson n’a pas été conservé comme la loi l’exige et le poisson avait commencé à se détériorer. Nous l’avons détruit en présence de toutes les parties concernées et nous avons dressé un procès-verbal», explique le délégué régional du Minepia.  

Il ajoute par ailleurs que c’est une action de routine de ses services compétents. Chaque jour, ses collaborateurs descendent dans la ville de Douala ainsi que dans les départements de la région du Littoral, et mènent des inspections dans les abattoirs, au marché, au port et à l’aéroport.

Contactée, l’entreprise importatrice n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Toutefois, elle corrobore les informations données lors du point de presse et souligne avoir porté la première, l’information auprès des autorités.

Une donnée que confirme le délégué régional du Minepia. « Ils ont signalé et ont collaboré. La procédure s’est passée normalement selon la loi. Ils ont même stocké les produits pendant la période de saisie. Quand il fallait la détruire, ils ont escorté pour qu’on détruise.»

Un audio douteux

Autre signe dans l’audio qui accompagne la vidéo et qui peut amener à douter, c’est l’inexactitude des dates et lieu de tournage. L’auteur relève que les poissons sont enterrés avant-hier (19 mars 2023) au port de Douala. Selon le Délégué Minepia qui nous a présenté d’autres images du jour de la destruction de ses 4 conteneurs, l’opération a eu lieu les 16 et 17 mars 2023. Aussi, le Port autonome de Douala ne dispose pas d’une décharge en son sein.   

NON, des entrepreneurs n’ont pas été assassinés en Turquie

Une vidéo abondamment partagée dans les groupes WhatsApp montre des hommes fusillés et enterrés dans une fosse commune par des hommes en tenue. La légende qui accompagne la vidéo indique que ce sont des entrepreneurs turcs qui n’ont pas respecté les normes dans la construction des bâtiments qui se sont écoulés à l’occasion du séisme en Syrie et en Turquie.

Nous avons vérifié pour vous : la réponse est  NON

Depuis le mardi 14 mars 2023, une vidéo en circulation dans les groupes Whatsapp, présente des gens qui sont fusillés et entassés dans une fosse par des hommes en tenue militaire. Il s’agit d’une vidéo de 4 minutes 35 secondes. On y voit des personnes qu’on exécute à l’arme, sans blessure apparente et entassées dans une fosse commune. Le texte qui accompagne la vidéo, précise que «les entrepreneurs turcs qui n’ont pas respecté les normes sismiques en construisant les immeubles qui se sont écoulées lors du tremblement de terre qui a tué des milliers de personnes ont été fusillés».

 Contexte

Cette vidéo circule dans les groupes Whatsapp quelques jours après le séisme de magnitude 7,8, suivi par de nombreuses répliques, de magnitude 7,6 qui ont frappé le sud de la Turquie et la Syrie voisine, le lundi 6 février 2023. Ces secousses ont tué plus de 48 000 personnes en Turquie et 6000 en Syrie, selon les chiffres officiels.

Vérification

Après avoir effectué des captures d’écrans de différentes séquences de la vidéo, nous avons utilisé l’application Yandex pour effectuer une recherche d’image inversée. De cette recherche, nous avons trouvé des résultats de recherche et les quatre premiers correspondent aux images de la vidéo analysée. Le premier résultat qui est une vidéo Youtube montre que la vidéo date du 29 avril 2022 et les trois autres vidéos publiées sur Twitter datent du 28 avril 2022 avec les écritures en arabe. Le quatrième résultat nous a permis de remonter l’origine ou le contexte de la vidéo, après la traduction du texte qui accompagne la vidéo.

Le quatrième résultat de notre recherche

Une rechercher sur Google avec la traduction nous a permis de comprendre qu’il s’agit d’une vidéo datant de du 21 aout 2013, au sujet du massacre des civils dans une banlieue de Damas, attribué à l’armée syrienne. la scène se passe donc en Syrie. L’armée accusée avait apporté un démenti pour réfuter son implication.

Conclusion

Il ressort de notre processus de vérification, que cette image en circulation dans les groupes WhatsApp est hors contexte et qu’il s’agit d’une manipulation.

Non, ces images en circulation ne sont pas celles des pagnes camerounais du 8 mars 2023.

Des motifs circulent dans ce sens depuis le 12 janvier.

Stopintox a vérifié pour vous. la réponse est NON

La désinformation autour du pagne de la célébration de la journée internationale de la femme est devenue comme des marronniers. Chaque année, des nouveaux designs de pagnes sont présentés en début du mois de janvier comme étant ceux devant être arborés pour la célébration du 8 mars de l’année en cours. Nous avions déjà vérifié une information similaire pour nos abonnés en 2020.

Depuis le 12 janvier 2023, des échantillons présentés comme étant les pagnes camerounais de la célébration de la journée internationale de la femme le #8mars 2023 circulent sur la toile. Cette publication sur Twitter reprend ces images et parlent des prochains pagnes du 8 mars 2023. En date du 19 janvier, elle avait fait 51 000 vues pour 63 retweets et 104 tweets cités.

Vérification

Contacté par StopintoxCameroun, Ibrahim PITTI, le Directeur commercial de la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) dément cette information.

LIRE AUSSI:

Edwige Grâce MBAKONG, la responsable de la communication du ministère de la promotion de la femme et de la famille, va plus loin et fait savoir que le pagne du Cameroun de cette année sera dévoilé le 22 janvier 2023. Elle rajoute que l’image qui est véhiculée n’est pas celui de notre pagne. Cette année le pagne du 8 mars aura une seule couleur, précise-t-il.

NON, les tarifs d’électricité pour les petits consommateurs n’ont pas été revus à la hausse

Une information en circulation sur la toile depuis le lundi 02 janvier 2023, parle de l’augmentation du tarif de l’électricité pour les petits consommateurs au Cameroun.

Nous avons vérifié pour vous, la réponse est : NON

Contexte

Les analystes économiques camerounais projettent une vie chère en cette année 2023 au regard de la loi de finances votée et adoptée par le parlement lors de la session budgétaire de novembre 2022 et promulguée par le Chef de l’Etat.

L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL) a rendu public, le 12 décembre 2022, une décision fixant les tarifs de vente hors taxes d’électricité des clients de la moyenne tension et les seuils minima de négociation des tarifs pour les clients dits « grands comptes » applicables par la société Eneo Cameroun SA pour la période 2023-2025.

C’est dans ce contexte que le lanceur d’alerte Boris Bertolt a publié sur sa page Facebook, le lundi 02 janvier 2023, l’information selon laquelle, il y a eu augmentation des tarifs de l’électricité, au Cameroun. « Augmentation des tarifs de l’électricité. Les tarifs d’électricité à la hausse. Pour les petits consommateurs les prix passeront de 50F à 95F entre 23h et 18h, puis de 50F à 125F entre 18h et 23h. Attachez les ceintures. 2023 sera amer pour certains », peut-on lire. La publication a enregistré 610 réactions, 539 commentaires et 193 partages. La page en question suivie par 52 milles internautes.

Vérification

Pour faire la lumière sur cette information, nous nous sommes rapprochés du responsable de la communication de l’Arsel monsieur SHALMAN. Joint via la messagerie WhatsApp, il a d’abord apprécié la démarche de vérification de l’information concernant le réajustement tarifaire de l’Arsel, avant d’indiquer dans un premier temps, que « ce réajustement ne concerne que les consommateurs moyenne tension. Cela ne concerne pas les consommateurs nationaux ». Ensuite, il nous a donné le contact du Sous-directeur de la communication de l’Arsel pour avoir plus de clarté sur l’information. Nous avons joint Oscar HOB également via WhatsApp, il nous confirme que le réaménagement tarifaire ne concerne pas les petits consommateurs comme l’a fait croire Boris Bertolt dans sa publication. « Nous sommes en train de préparer une sortie officielle sur cette décision tarifaire. Mais ce que vous devez déjà savoir c’est que ladite décision n’affecte que les clients moyenne tension (industries, établissements hôteliers et autres boulangeries…). Pas d’incidence sur les clients Basse tension (les ménages). A titre de rappel, Eneo compte à peu près 2400 clients MT sur plus 1.600.000 abonnés… », écrit monsieur Oscar Hob.

Qu’est-ce qu’un consommateur moyenne tension ?

Il ressort de nos recherches qu’il existe deux types de consommateurs d’électricité au niveau d’Eneo: les consommateurs basse tension (BT) et les consommateurs moyenne tension (MT). Les consommateurs basse tension sont des consommateurs domestiques, c’est-à-dire les ménages. Les consommateurs moyenne tension sont des abonnés privés, c’est-à-dire ceux qui passent une certaine convention avec Eneo ou l’Etat du Cameroun. Ce sont souvent des industries, des établissements hôteliers, des boulangeries, des supermarchés, etc, qui ont des transformateurs privés. C’est donc ces clients privés qu’on appelle les consommateurs moyenne tension.

En guise de conclusion, nous pouvons donc dire qu’il y a eu des réajustements tarifaires sur l’électricité, mais cela ne concerne pas les petits consommateurs pour employer l’expression utilisé par Boris Bertolt. Il s’agit plutôt des clients privés ou consommateurs moyenne tension, comme nous venons d’indiquer un peu plus haut. C’est donc une manipulation de l’information puisqu’il s’agit d’une vraie information sortie de son contexte.

Société: armer les jeunes pour contrer la propagation des fausses informations

C’est l’objectif que s’est assignée l’association MediAction Cameroun qui sensibilise depuis une semaine sur une utilisation responsable et avisée des médias sociaux entre autres.

La 11è semaine mondiale de l’Education aux médias et à l’information  est en cours. Comme chaque année, elle se tient depuis le lundi 24 et ira jusqu’au 31 octobre prochain.

Au Cameroun, l’Association MediAction Cameroun (MAC), organise une série de séminaires et ateliers dans les Établissements d’enseignement secondaire ainsi que dans des instituts privés d’enseignement supérieur.

La cérémonie d’ouverture de cette semaine a connu la présence des professionnels de médias membres de l’association entre autres. Charles Cacharel NGAH NFORGANG exposant sur les moyens pour contrer la propagation des fausses informations a insisté sur la nécessité de questionner les sources de toute information trouvée sur les réseaux sociaux, de s’abstenir de partager une information dont on n’est pas sûr de la provenance.

Charles Cacharel NGAH NFORGANG exposant sur les moyens pour contrer la propagation des fausses informations a insisté sur la nécessité de questionner les sources de toute information trouvée sur les réseaux sociaux.

A l’ouverture de la semaine à l’Institut universitaire des Grandes Écoles des Tropiques ( IUGET) à Douala, John Williams TCHOUA, le vice président de MAC a rappelé l’importance et les enjeux d’une consommation avisée des médias en général et des médias sociaux en particulier. L’animateur et expert EMI souligne que la loi punit les cas de partage de Fake new ou d’atteinte à la vie privée des personnes sur les réseaux sociaux.

Quelques uns des messages de sensibilisation

Joseph NGUEPI, le président Directeur général de l’IUGET assistant à la cérémonie d’ouverture de la semaine a lui salué une initiative qui renforce la qualité de la formation des étudiants de l’établissement dont il est le fondateur

Durant toute cette semaine, les experts, journalistes et membres de MEDIACTION CAMEROUN se succéderont pour édifier le public, essentiellement jeune sur l’univers médiatique camerounais, les méandres de la collecte et du traitement de l’information.

Identifier les sources d’informations avant tout partage

Les objectifs principaux de ces ateliers, sont entre autres, de permettre la compréhension et l’usage autonome des médias par les élèves et les enseignants qui sont à la fois lecteurs, producteurs et diffuseurs de contenus. Pour atteindre cet objectif, MediAction Cameroun entend mettre à disposition des jeunes, un ensemble de techniques, les aidant à identifier les sources d’une information. Les lycées de Bepanda, Bobongo Petit Paris, l’Institut universitaire de la Côte ( IUC) entre autres vont abriter des ateliers pratiques sur des sujets liés à l’éducation aux médias.

Affiche Mediaction Cameroun

La clôture des activités liées à cet événement est prévue dimanche prochain avec une marche sportive au parcours Vitæ de Douala. Des activités en droite ligne avec les orientations de l’organisation des nations unies pour l’éducation la science et la culture ( UNESCO) qui encourage le renforcement des capacités du public afin d’assurer une consommation responsable et saine des contenus des médias. En rappel, MEDIACTION CAMEROUN est une association de jeunes professionnels de médias créee en 2017. Elle a pour objectifs de renforcer les capacités de ses membres, former les plus jeunes et bâtir un univers médiatique fort et performant

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