Oui, la présidence de la République du Cameroun a ordonné la suspension de la procédure de passation de la concession du Terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala

La lettre porte la mention « confidentielle » pourtant elle fait le tour de la toile. Plusieurs médias ont d’ailleurs titré sur la nouvelle. Ce qui n’a pas empêché les sceptiques de traiter cette correspondance de fake. Nous avons vérifié pour vous. La réponse est OUI.

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Les sources que nous avons contacté rassurent que la lettre du Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun datée du 23 octobre 2019, est bien partie des services de la présidence de la République pour le Port Autonome de Douala.
Dans la correspondance datée du 23 octobre 2019, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Secrétaire Général de la Présidence de la République demande de « bien vouloir suspendre les travaux de finalisation des termes du contrat de Concession, ensemble ses Annexes, avec la société Terminal Investment Limited, Adjudicataire Provisoire de la Concession des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, en attendant les conclusions définitives de l’affaire société APM Terminals BV et Bollore S.A contre Port autonome de Douala, pendante au tribunal administratif du Littoral à Douala et portant sur la requête aux fins de sursis à l’exécution de la décision N° 0006219/DG/PAD du 08 janvier 2019. »
Cette décision enflamme la toile d’autant plus qu’il y a 3 mois, plus précisément le 31 juillet 2019, une lettre signée du même ministre d’Etat, Secrétaire Général demandait au même directeur général du port autonome de Douala « d’accélérer le processus de sélection du nouvel opérateur, pour l’exploitation du Terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala ; continuer à exiger de DIT, non seulement le paiement des 24 milliards de FCFA dus au titre des pénalités de stationnement évaluées en 2016, mais également le montant collecté par DIT dans le même registre de 2016 jusqu’en 2019».

En rappel, la publication de documents confidentiels est interdite dans la législation camerounaise.

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