Author Archives: Armelle Sitchoma

Non, la Beac ne va pas mettre en circulation les billets de 2 500 ou 25 000 FCFA

Une image montée de plusieurs billets de banque circule depuis mardi 21 janvier au soir sur les réseaux sociaux. Un message présente ces billets comme étant des nouvelles coupures que la Beac va mettre en circulation dans les 6 pays de la Cemac.

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: NON

Le post partagé de manière virale

Premier Hic, un léger zoom sur lesdits billets permet de lire “BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA”. Une recherche rapide sur Google images permet de retrouver la page “Malagasy AH Malagasy ISIKA” sur facebook. Une page qui a posté ce même montage avec d’autres images plus claires desdits billets depuis le 2 octobre 2015 pour certains et le 9 avril 2019 pour le montage qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux au Cameroun.

Second hic, une fois analysé sur TinEye, l’outil affiche 6 résultats. Sur les 6, on peut lire que cette photo a été mise en ligne pour la première fois le 18 avril 2017 sur le site banknoteworld.com, un site qui fait la parité entre la monnaie malgache et le dollar. Le lien ebay.ie contenu dans la recherche converti et vend cette monnaie malgache en euro.

Approché avec les images qui circulent sur facebook et whatsapp jusqu’à présent, le chef de division de la communication et des relations publiques au ministère des Finances, précise que ces spécimens sont faux.

Contactée, une source à la cellule de la communication de l’institution financière indique que l’institution n’envisage pas de créer de coupure de billets de 2500 ou de 25000 FCFA comme l’indique l’image. La source d’ajouter que l’émission sur le marché des coupures avec de nouveaux montants répond à une demande précise. Il n’est nulle question de fantaisie et que pour le moment ce besoin n’a pas été exprimé en Afrique centrale. Une autre source de rappeler toutefois que « le comité ministériel de l’UMAC réuni en octobre 2019 avait donné un quitus à la BEAC pour l’émission d’une nouvelle gamme de billets. Le processus pour l’émission des nouveaux billets est long. Ce projet ne peut être qu’à son début ».

En d’autres termes, la BEAC prépare bien une nouvelle gamme de billets, mais à ce jour il n’est nullement envisagé de mettre sur le marché monétaire des coupures avec de nouvelles valeurs.

Rendu sur le site de l’institution au www.beac.int, dont les dernières informations mises en ligne datent du 21 janvier 2020, dans la rubrique “Billets et pièces” les billets valides y sont présentés. Il n’y est  fait mention nulle part de l’arrivée de nouvelles coupures.

Oui des pylônes portant des caméras de surveillance sont implantés sur une chaussée en chantier à Bafoussam

La photo a fait le tour des médias sociaux : Twitter, Facebook et surtout la messagerie whatsApp. Chaque transfert ou post est accompagné d’interrogations sur l’emplacement «insolite» desdits pylônes.

Ces Pylônes sont-ils réellement sur la voie à Bafoussam? Nous avons vérifié pour vous. La réponse est : OUI Explication.

Cette traversée urbaine est en travaux. Elle est dans le bloc des travaux de réhabilitation de la route Yaoundé-Bafoussam-Babadjou plus précisément sur le lot 3, tronçon Tonga-Bafoussam-Babadjou, long de 110,242 km.

Pylônes sur la route Yaoundé-Bafoussam Babadjou

Contacté par l’équipe de stopintox, le directeur général de l’entreprise China Railway Engineering Corporation, CREC, l’entreprise chinoise qui a gagné l’appel d’offres pour les travaux de réhabilitation de cette route confirme la présence des pylônes de camera sur la chaussée. « Exactement! Sur le chantier il y a les poteaux de camera. Nous avons travaillé ainsi parce que nous avons des délais à respecter. Le chef de projet a dit qu’il ne peut pas attendre les discussions avec le sous-traitant qui a géré le projet pour le délogement de ces poteaux parce que ça va faire perdre beaucoup de temps. Nous avons choisi d’avancer. En ce moment le sous-traitant a déjà envoyé les coûts au maitre d’ouvrage et n’attend que l’ordre de service. Si celui-ci est validé, nous allons déplacer les pylônes avec le sous-traitant », précise le directeur général de CREC que traduit Tony, le traducteur de l’entreprise.

Les pylônes seront déplacés

A la question de comment cette situation a pu arriver, Elie MBA, le Délégué Régional des Travaux publics de la région de l’Ouest explique que cette traversée urbaine a les objectifs de la CAN 2021 qui lui sont assignés et donc une contrainte de temps. « Nous sommes en retard sur le mois de décembre qui avait été annoncé pour la pose de la dernière couche de grave bitume. Nous ne pouvions donc pas attendre. Si on le faisait, les objectifs de la CAN 2021 assignés au projet allaient être battus en brèche et là, on parle des engagements internationaux du gouvernement », précise le maître d’ouvrage.

Le projet qui va de l’entrée de la ville de Bafoussam pour la sortie au niveau du Camp militaire, consiste à élargir la chaussée. «Il y a des sections où on a juste une seule voie. On va élargir pour avoir des 2×2 voies. En élargissant certains ouvrages qui étaient hors emprise se retrouvent sur l’emprise. L’idéal est toujours de déplacer avant mais là nous sommes tenus par le temps », indique Elie MBA.

Zone sécurisée

La route est ouverte à la circulation mais ne comporte aucun risque. La zone avec les poteaux de camera est bien sécurisée et la signalisation bien présente. Selon le directeur général de CREC et le maître d’ouvrage, le processus pour déplacer les pylônes de camera entamé depuis juin 2019 est suffisamment avancé à ce jour. L’entreprise Huawei, sous traitant de la Délégation Générale de la Sureté Nationale qui a installé les pylônes n’attend plus que la signature de l’ordre de service pour le déplacer.

Au cours de ce travail, nous avons appris que c’est la libération des emprises qui est la cause majeure des retards observés dans la réalisation des projets. Eneo, Camwater et Camtel sont pointées du doigt.

Oui, la présidence de la République du Cameroun a ordonné la suspension de la procédure de passation de la concession du Terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala

La lettre porte la mention « confidentielle » pourtant elle fait le tour de la toile. Plusieurs médias ont d’ailleurs titré sur la nouvelle. Ce qui n’a pas empêché les sceptiques de traiter cette correspondance de fake. Nous avons vérifié pour vous. La réponse est OUI.

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Les sources que nous avons contacté rassurent que la lettre du Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun datée du 23 octobre 2019, est bien partie des services de la présidence de la République pour le Port Autonome de Douala.
Dans la correspondance datée du 23 octobre 2019, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Secrétaire Général de la Présidence de la République demande de « bien vouloir suspendre les travaux de finalisation des termes du contrat de Concession, ensemble ses Annexes, avec la société Terminal Investment Limited, Adjudicataire Provisoire de la Concession des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, en attendant les conclusions définitives de l’affaire société APM Terminals BV et Bollore S.A contre Port autonome de Douala, pendante au tribunal administratif du Littoral à Douala et portant sur la requête aux fins de sursis à l’exécution de la décision N° 0006219/DG/PAD du 08 janvier 2019. »
Cette décision enflamme la toile d’autant plus qu’il y a 3 mois, plus précisément le 31 juillet 2019, une lettre signée du même ministre d’Etat, Secrétaire Général demandait au même directeur général du port autonome de Douala « d’accélérer le processus de sélection du nouvel opérateur, pour l’exploitation du Terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala ; continuer à exiger de DIT, non seulement le paiement des 24 milliards de FCFA dus au titre des pénalités de stationnement évaluées en 2016, mais également le montant collecté par DIT dans le même registre de 2016 jusqu’en 2019».

En rappel, la publication de documents confidentiels est interdite dans la législation camerounaise.

Non, le vaccin contre le cancer du col de l’utérus n’est pas un danger pour les filles à partir de 9 ans

A la suite d’un communiqué du ministre de la Santé Publique annonçant une campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus, plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont laissé croire que ce vaccin est en expérimentation et donc dangereux pour la jeune fille.

Stopintox a vérifié pour vous. La réponse est : NON

La polémique est partie d’un communiqué du ministre de la Santé Publique du Cameroun signé du 2 septembre 2019 annonçant que le gouvernement du Cameroun organise du 27 novembre au 1er décembre 2019 une campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus et les autres infections génitales sur toute l’étendue du territoire national.

La première suspicion portait sur le nom du vaccin puisqu’il n’a pas été précisé dans le communiqué. D’après nos enquêtes, il s’agira du Gardasil. En effet, le Cervarix et le Gardasil sont les deux vaccins qui préviennent le cancer du col de l’utérus. Pour en savoir davantage sur lesdits vaccins, nous nous sommes rendus au centre de vaccinations internationales de Douala. Ici, on nous a assurés que la seule formation sanitaire habilitée à faire ce vaccin c’est la Cameroon Baptist Convention qui dispose des hôpitaux dans 6 régions du Cameroun.

Une information confirmée à Mbingo Baptist Hospital, l’un des centres hospitaliers de cette convention. « Ces 3 dernière années, Mbingo était le seul hôpital à avoir ce vaccin. Actuellement nous sommes en rupture de stock», indique Florence Manjuh, superviseur du programme de la santé des femmes. Les usagers sont appelés à revenir en novembre ou d’attendre la campagne lancée par le ministre de la Santé Publique.

Est-ce un vaccin expérimental ? Là encore la réponse est non. Approchés, les spécialistes de la santé de la reproduction affirment que ce vaccin est très important pour la jeune fille avant le début de l’activité sexuelle.

« C’est un vaccin efficace et largement conseillé qui existe depuis au moins 20 ans. Il ne prévient pas à 100% parce qu’il ne prévient pas contre tout type de virus HPV, juste les plus courants le 16 et 18. C’est pourquoi mêmes les filles vaccinées feront des frottis après 25 ans. Par contre ça réduit le risque de plus de 70%. Dans certains pays tellement ça ne pose pas de problème qu’on vaccine aussi les jeunes garçons», affirme le Dr. Brice Chendjou, gynécologue obstétricien.

Une autre suspicion concernait le nombre de doses que l‘Etat du Cameroun va administrer étant donné qu’une seule dose ne suffit pas et que le communiqué n’est pas clair à ce sujet. Là encore, d’après les informations reçue  par Stopintox de la direction de la vaccination à l’issu d’une réunion qui s’est tenue ce vendredi 20 septembre au ministère de la Santé Publique, ce sera bien deux doses en l’espace de 6 mois.

Une autre polémique portait aussi sur les coûts du vaccin au cas où un parent voudrait faire vacciner son enfant. Dans la seule pharmacie où le Cervarix, l’autre vaccin contre le cancer du col de l’utérus est par exemple disponible à Douala, il coûte 139.000 F.Cfa. A la Cameroon Baptist Convention par contre, la dose de vaccination coûte 15.000 F.Cfa. Le Gardasil lui, coûtait 500 F. CFa. “car c’était un don”, indique notre source à Mbingo

La campagne initiée par le ministère de la Santé Publique qui débute le 27 novembre prochain intervient après une première campagne il y’ a 3 ans. Selon un responsable dudit ministère, sur les 15.000 enfants vaccinés, aucun retour négatif n’a été enregistré jusqu’à présent. Cependant, 2.356 femmes sont dépistées du cancer du col de l’utérus chaque année au Cameroun et 1.546 en meurent. Ce cancer représente la 2ème cause de cancer chez les femmes, avec une incidence de 30 pour 100.000 femmes au Cameroun. Le ministre de la Santé Publique envisage de l’introduire bientôt dans le programme élargi de vaccination.

OUI, le chocolat Mambo est un produit made in Cameroun même si l’entreprise qui le produit est à capitaux étrangers

Un tweet contenant une affiche de la marque de chocolat « Nya Mboa » présentant leur produit comme étant le premier chocolat à croquer 100% camerounais a suscité le débat sur le réseau social Twitter avec en toile de fond la question de savoir si « Mambo » de Chococam est camerounais ?

Nous avons vérifié pour vous. La réponse est: OUI.

Selon Mirabelle Ndah Ngi Nkembo, directeur du commerce intérieur au ministère du Commerce du Cameroun, un produit made in Cameroun est un produit qui résulte d’un processus de l’entrée des matières premières qui subissent une série de transformations pour aboutir au produit fini. Ce processus intègre certaines conditions et critères de fabrication permettant d’affirmer l’appartenance. Dès lors, tout produit fabriqué ou alors transformé sur le sol camerounais doit être apposé de la mention made in Cameroun.

Rendu à l’usine de la Chocolaterie Confiserie du Cameroun (Chococam) située à la zone industrielle de Bassa à Douala, on indique que le chocolat Mambo est fabriqué au Cameroun, par des Camerounais et avec des matières premières camerounaises. Le cacao, la principale matière première qui rentre dans le processus de fabrication de ce produit est 100% camerounais.

Contactée, l’entreprise Chococam à travers la Consumer Manager, Reine Ndongo, explique que le Cameroun compte plusieurs bassins de production de Cacao répartis entre le Littoral, le Centre et l’Ouest.  En fonction des disponibilités et surtout de la qualité des fèves, l’entreprise s’approvisionne chez différents partenaires locaux que sont les cacaoculteurs. Une fois la matière première disponible, la transformation des fèves est confiée à SIC CACAOS. Le processus de transformation du produit semi-fini en produit fini se poursuit à l’usine de Douala et les produits qui y sortent approvisionnent tout l’Afrique centrale en chocolat camerounais de qualité. Le sucre, l’autre intrant majeur du processus provient de Sosucam, la société sucrière du Cameroun.

Elle ajoute que plus de 80% (en fonction des variantes lait ou noir) des ingrédients qui constituent Mambo proviennent des industries camerounaises. Le reste n’étant pas disponible en production locale pour le moment.

Une information que confirme le directeur du commerce intérieur au ministère du Commerce, détenteur du concept “made in Cameroun”. Elle avoue que le Mambo produit par Chococam est un produit made in Cameroun. Ce produit qui est vendu en zone CEMAC répond aux critères d’éligibilité au tarif préférentiel de la zone CEMAC que sont ; le critère de l’entière obtention qui implique l’utilisation de 100% des matières locales dans le processus de fabrication ; le critère d’incorporation qui veut l’incorporation d’une valeur ajoutée d’au moins à 40% de matière premières locales dans le processus de fabrication et le critère de valeur ajoutée qui veut l’incorporation d’une valeur ajoutée communautaire supérieure ou égale à 30% dans la fabrication du produit.

Mambo est un produit de la société Chocolaterie Confiserie Camerounaise (Chococam), filiale du groupe Sud-africain Tiger Brands. Comme Mambo, 71 entreprises pour environ 589 produits fabriqués localement sont classées comme ”made in Cameroun” par le ministère du Commerce.

Oui, la fecafoot n’a pas encore signé de contrat avec le Coq Sportif

Une contribution sur Whatsapp du Dr. Serge Mbappe reprise sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter notamment, révèle qu’aucun contrat n’a encore été signé entre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et l’équipementier Le Coq Sportif.

Nous avons vérifié pour vous: La réponse est: OUI

A ce jour, en effet, aucun contrat n’a encore été signé entre les deux entités.

C’est une interview accordée par Yannick Noah au journaliste camerounais Boney Phillippe qui a inspiré la contribution du Dr Serge Mbappa. Selon Yannick Noah, c’est pour venir en aide à son pays qu’il a demandé à l’équipementier, dont il est membre du Conseil d’administration, d’accompagner l’équipe nationale après avoir appris le retrait de Puma. Il indique d’ailleurs avoir appelé le président de l’équipementier (Le Coq Sportif) pour motiver la doléance. Noah d’ajouter qu’il n’est même pas au courant que Seydou Mbombo Njoya est le nouveau président de la Fecafoot.

Présentation du maillot

Crédit image: Fecafoot

Même si le contrat n’est pas encore signé à ce jour, c’est bel et bien l’équipementier Le Coq Sportif qui habille les Lionnes indomptables en compétition à la coupe du monde qui se joue en France. Le maillot des Lions indomptables en route pour la CAN Égypte 2019, floqué au logo de l’équipementier Le Coq Sportif, a été présenté officiellement à la presse le mercredi 19 juin 2019.     

Interrogé lors de la cérémonie de présentation du maillot des Lions sur ce que gagne le Cameroun avec le partenaire Le Coq Sportif, le président de la Fécafoot a indiqué qu’

« au nom de la clause de confidentialité qui nous lie à nos partenaires du Coq sportif, je ne pourrais pas dévoiler le montant du contrat ou encore ce que cela rapporte au Cameroun en termes de gain. Tout ce que je puis vous dire c’est que Le Coq sportif a décidé d’habiller toutes les sélections nationales. Et en termes de matériels et d’équipements, il nous offre une bien plus grande offre que par le passé. »

Et de poursuivre : «Et pour être honnête avec vous, je préfère signer un bon contrat avec un “Petit” plutôt que de signer un mauvais contrat avec un grand

Une source annonce la signature effective de ce contrat avec Le Coq Sportif pour le 26 juillet 2019, à l’issu d’un conseil exécutif de la Fécafoot.

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